06 Jul

[Maroc] Projecteurs sur l’oléiculture

Assurant une activité agricole intense, l’oléiculture semble faire l’objet aujourd’hui d’une stratégie nationale.
Le marché de l’huile d’olive étant libre, les prix connaissent des fluctuations importantes d’une année à l’autre et ce, en fonction du niveau de la production. D’ailleurs, le prix moyen des huiles d’olive durant la dernière décennie est resté quelque peu invariable.

Tandis que sur le marché local, les besoins sont loin d’être satisfaits surtout que la consommation est appelée à s’accroître davantage dans les prochaines années. Comment peut-on alors envisager d’exporter cette huile d’olive marocaine reconnue par sa qualité ?
C’est pour cette raison que les professionnels du secteur aspirent à ce que l’Etat les aide. Depuis fort longtemps, ils réclament une subvention pour promouvoir la production, la consommation et l’exportation tout comme cela se passe chez les voisins ibériques.

Qu’à cela ne tienne, les professionnels ont eu gain de cause.
Il convient aussi de signaler que le secteur oléicole dans les autres pays producteurs de la région méditerranéenne est organisé en coopératives et les transactions portent essentiellement sur les huiles d’olive.

Ce n’est guère le cas au Royaume puisque c’est l’olive qui fait l’objet de transactions commerciales et à l’évidence, en absence de l’organisation des producteurs en coopératives, ceci peut avoir une incidence directe quant à la qualité de certaines huiles produites.

Enfin, la présence du Maroc sur le marché international de l’huile d’olive reste faible. La part des exportations ne dépasse pas le 1% quoiqu’il y eût un effort destiné à exporter des quantités significatives d’huile extra vierge.
Le résultat demeure insignifiant en raison du prix non compétitif. Il correspond à la moyenne du marché américain mais demeure supérieur au prix des huiles d’olive tunisienne et turque.

Et s’il existe un réel potentiel en matière d’olives, il n’en demeure pas moins qu’il faut encore améliorer la productivité et la qualité en amont agricole.
Pour ce faire, il ne suffit pas de débloquer de l’argent mais d’adopter une approche intégrée par filière.

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