10 Jul

[Maroc] Hausse de 107 % des exportations d’huile d’olive

Les exportations marocaines d’huile d’olive brute et raffinée se sont chiffrées à 485,4 millions de dirhams durant les cinq premiers mois de 2006, soit une hausse de 107 % par rapport à la même période de l’an passé, selon les dernières statistiques de l’Office des changes.

Le Maroc a exporté un total de 12.200 tonnes de cette denrée à fin mai dernier, contre 8.600 tonnes l’année dernière à la même date, soit un accroissement de 41,86%.

La forte demande mondiale amorcée ces dernières années, conjuguée à une mauvaise campagne oléicole en Espagne en 2004-2005, a donné une impulsion aux exportations nationales d’huile d’olive, qui sont passées de 3.500 tonnes en 2003 à 25.000 tonnes en 2004 et il est prévu qu’elles atteignent 30.000 tonnes, voire plus en 2006.

La production nationale au titre de l’actuelle campagne devrait atteindre quelque 700.000 tonnes d’olives, soit une hausse de 40 % par rapport à la campagne 2004-2005. Elle donnerait lieu à 90.000 tonnes d’olives de table industrielles (+12, %) et 70.000 tonnes d’huile (+40 %).

Quelque 75 % de la production nationale d’olives est destinée à la trituration et le reste à la conserve.
La transformation des olives se fait par 302 unités industrielles modernes d’une capacité globale de 600.000 tonnes, dont 470.000 t pour la trituration et 130.000 t pour la conserve, auxquelles s’ajoutent 16.000 mâasras d’une capacité d’extraction estimée à 170.000 t.

Le potentiel d’extension de l’oliveraie nationale mobilisable à l’horizon 2010, identifié dans le cadre d’une étude réalisée par la FAO en 1988, est évalué à 500.000 ha.

Ce potentiel concerne 120.000 ha (24 %) en irrigué et 380.000 ha (76 %) en bour). Pour ce qui est de la réhabilitation, le potentiel identifié porte uniquement sur les oliveraies où les interventions d’intensification se traduiraient par une amélioration notable des performances et ce, au moindre coût.

Sur cette base, le potentiel améliorable dégagé est évalué à 260.000 ha (52 % du patrimoine existant), dont 100.000 ha en bour et 160.000 ha en irrigation d’appoint.

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