08 Mar

Un secteur en croissance, l’olive et l’huile d’olive d’Argentine

Par Bertrand de Cabarrus,

Depuis quelques années, l’Argentine enregistre des records de production et d’exportation d’olives et d’huile d’olive.

La première culture de l’olive en Argentine remonte à 1562 dans la province de la Rioja. La consommation, quant à elle, commença à se développer au cours du dix-neuvième siècle avec l’arrivée des immigrants en provenance de la Méditerranée, principalement Espagnols et Italiens. La production nationale étant quasiment nulle, le pays importait huiles et olives d’Europe. Au cours des années 30, une politique de production nationale d’olive a été mise en place, politique relancée ensuite dans les années 50 et 70, sans grand résultat.

C’est à partir des années 90, que le secteur commença à connaître un véritable essor. L’augmentation du cours mondial de l’olive et la réduction de la production des pays méditerranées incita à la plantation de 70.000 hectares d’oliviers, dont 60% destinés à la production d’huile. Auparavant, l’Argentine disposait de 19.600 hectares dédiés à l’olive, dont seulement 40% correspondait à des variétés permettant la transformation en huile. Des mesures ont favorisé la plantation d’oliviers dans des régions peu développées en agriculture et la carte de l’olive a été sensiblement modifiée : à la région historique de production qu’est Mendoza, San Juan et Cordoba, se sont ajoutées La Rioja, Catamarca ou la Province de Salta. Cet élan de plantation d’oliviers devrait se poursuive au cours des prochaines années, puisque les prévision pour 2010 font part d’une superficie cultivée en oliviers de 115.000 hectares.

Résultat de cette croissance du parc d’oliviers, l’Argentine est devenu le huitième producteur mondial d’olives de tables (avec une part de marché de 5%) et le neuvième producteur d’huile d’olive (1% de part de marché). Les récoltes actuelles avoisinent 25.000 tonnes d’huile d’olive et 90.000 tonnes d’olives de table.

La consommation en huile d’olive sur le marché interne n’est pas très élevée, entre 200-240 grammes par habitant par an, mais est en constante augmentation (elle a triplé depuis le début des années 90). La majorité de la production est exportée et l’Argentine est devenue le quatrième exportateur mondial d’olives. En dix ans, le volume d’exportation d’olives argentines a doublé passant de 40.000 tonnes annuelles à 80.410 tonnes. Le montant des exportation a, quant à lui, chuté entre 1997 et 2003 pour se reprendre depuis. En 2006, les exportations d’olives représentaient un montant de 92 millions de dollars, vendues majoritairement au Brésil (58% du volume commercialisé), suivi par l’Espagne (20%) et les Etats-Unis (11%). Sur le segment de l’huile d’olive, l’Argentine a exporté 14.305 tonnes d’huile en 2006 dont les deux tiers vers le Brésil, suivi par les Etats-Unis (18%), du Chili (7%) et de l’Uruguay (5%).

Le secteur est très concentré : 6 sociétés réalisent 70% des exportations d’olives et la moitié des exportations d’huile.

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