06 Dec

Huile d’olive Tunisienne – Le chemin ardu du conditionnement

Par Fadhila Bergaoui,

bouteilles d'huile d'olivesCertes nos vergers oléicoles tissent leurs toiles à travers tout le territoire national. Notre huile est fruitée à souhait pour ceux qui l’aiment ainsi, douce à volonté pour d’autres. Certes, nous sommes le 4e producteur mondial d’huile d’olive. Mais nous restons d’illustres inconnus auprès des consommateurs européens et ceux des deux Amériques et de l’Asie.

Or l’huile d’olive est en train de gagner des territoires inconnus pour elle jusqu’à maintenant. Partout dans le monde, la demande se fait pressante et importante.

Autour de nous, le Maroc, la Libye et, dans une moindre mesure, l’Algérie commencent leur épopée de l’olivier. Outre les concurrents traditionnels, tels que l’Espagne, l’Italie et la Grèce, de nouveaux concurrents émergent, telles la Syrie dont l’oléiculture est en pleine croissance (46 millions d’arbres), la Turquie (83 millions d’arbres), dont les étendues et les plaines (Anatolie du sud), augurent de vergers verdoyants. La lointaine Australie, l’Argentine surtout, jusqu’à l’Afrique du Sud découvrent un engouement certain pour l’oléiculture et leurs vergers sont en rapide extension.

Mais, jusqu’à ce que ces pays se positionnent réellement sur le marché international, notre secteur à huile, souffre de problèmes certains. Sur les 70% de la production exportée, seulement 2% sont conditionnés. La campagne oléicole est longue (3 mois contre 2,5 en moyenne pour les deux principaux concurrents). Avant de passer à la trituration, elle doit attendre six jours contre 2,5 pour l’Espagne et l’Italie.

La qualité n’y est pas toujours de mise, car, et à l’exception de l’Office de l’huile, la majorité écrasante des huileries tunisiennes ne disposent pas d’unités d’analyse et de contrôle.

Les Européens apprécient l’huile extra-vierge. Elle ne figure que dans une proportion d’environ 25% de notre production totale contre 75% pour l’Union européenne. Ces faiblesses risquent de perdurer si on continue à fonctionner au même rythme, avec les mêmes réflexes et le même personnel. Car, et concernant justement ce dernier point, la Tunisie, qui possède un des plus vieux vergers du monde, ne dispose, jusqu’à aujourd’hui, d’aucun centre de formation dans les métiers d’oléiculture.

[Source] Cliquer ici

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