06 Dec

Une production d’huile d’Olive Tunisienne 2007 de 200.000 tonnes

Par F.b.

champs d'oliviersL’année sera bonne, puisqu’il est prévu une production de l’ordre de 200.000 t d’huile d’olive. On est peut-être loin du record de 1996-1997, date à laquelle la production a atteint 310.000 t mais l’optimisme reste de rigueur si l’on sait que pour la troisième année consécutive, le pays baigne en quelque sorte dans de l’huile.

Les prix en seront-ils pour autant cléments, du moins pour le consommateur tunisien ? Gageons qu’il n’en sera rien, puisque d’ores et déjà, dans certaines régions, le litre d’huile est vendu jusqu’à 5 dinars. Sur le plan officiel, rien n’est sûr et à souk Gremda à Sfax, le plus important, paraît-il, de toute l’Afrique, le kilo d’olives est vendu entre 350 millimes -, il s’agit de la nchira, ces olives qui tombent d’elles-mêmes et qui et ne sont pas de grande qualité – et 950 millimes.

Toutefois, observe Mme Samia Saïdane, directrice de l’arboriculture, de l’oléoculture et des cultures maraîchères au ministère de l’Agriculture, on ne sera fixé sur les prix qu’à la mi-décembre, les prix étant conditionnés par les cours internationaux. On sait toutefois que l’exportation a commencé et à partir de l’ouverture de la saison jusqu’à maintenant, quelque 6.700t d’huile ont été déjà exportées contre 31t l’année dernière et à la même période.

Le chiffre est assez intéressant car on n’est qu’à 10% de la récolte et à seulement 350 huileries en fonction sur les 1.440 existantes.

Pour les professionnels, les indices augurent d’un rythme d’exportation encourageant.

Comment maintenir la production dans le sens de sa stabilisation?

Comment écarter le spectre de la saison 2001-2002 où la production n’a pas excédé les 30.000t alors que le contingent européen à honorer s’élève à 56.000t chaque année ?

Tout en espérant que la pluie ne nous fera pas défaut, un programme national a été engagé à partir de 2005. Ce programme qui s’étend sur 7 ans prévoit la plantation de 30.000ha en oliviers irrigués.

L’engouement des agriculteurs pour ce genre d’olivier est assuré si on sait que le plant est en quelque sorte subventionné. Autre catégorie encouragée, celle des pépiniéristes dont le nombre a été multiplié par six en l’espace de trois ans et, de 360.000 plants au départ, on en est à 1.900.000 actuellement?

[Source] Cliquer ici

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