08 Feb

Kabylie, 11eme Fête de l’Olive à Akbou

Par M. Ouary,

Le prix de la belle huile d’olive de Kabylie s’est envolé cette année. Il tourne autour de 350 dinars le litre.

huile olive kabylieA ceux qui trouvent que c’est trop cher, les producteurs ont une réponse toute trouvée : Pourtant, vous payez le même prix pour le litre d’huile d’olive de grignons importée d’Espagne. Une huile qui n’a ni la saveur ni la couleur ni même la consistance de l’huile que produisent nos oliviers centenaires », comme le souligne à juste titre Arezki Issekounen, le président de la Chambre d’Agriculture de Bgayeth.

La morosité du marché, les mauvais rendements de cette année et tous les problèmes qu’ils rencontrent n’ont pourtant pas empêché les paysans de la région d’être présents à la 11e édition de la Fête de l’Olive.

Pour preuve, la salle des fêtes de la ville d’Akbou s’est avérée trop exigüe pour contenir les nombreux visiteurs ainsi que les 67 exposants, paysans, producteurs oléiculteurs, oléifacteurs et autres métiers, réunis en cette occasion. Au programme de cette fête qui se déroule du 3 au 6 février, vente et expositions de produits, conférences, visites sur sites, etc…

Le climat est pourtant loin d’être à la fête au sein des paysans producteurs. La neige de 2004 a détruit beaucoup d’oliveraies. 1 400 000 oliviers sont tombés sous le poids de la neige.

Les pouvoirs publics n’ont déboursé aucun sous pour indemniser les malheureux fellahs qui ont vu leurs arbres périr. La région qui se relève à peine de cette catastrophe naturelle en a subi une autre. 500 hectares ont été détruits par le feu l’été passé. Les aides de l’Etat débloquées dans le cadre du FNDRA, du FNDIA et autres fonds aux noms ronflants prennent plus volontiers les chemins de Djelfa et Biskra, l’argent refuse de monter vers les pentes abruptes de la Kabylie. Il refuse obstinément de couler à même la Soummam.

La vallée de la haute soummam est pourtant la première oléicole d’Algérie : elle plus de 5 millions d’oliviers. Les bonnes années, l’huile produite reste sur les bras des fellahs qui ne trouvent pas preneur. L’Etat a détruit les circuits de commercialisation anciens et n’a pas lancé de nouveaux.

Plus grave, on a appris aux gens à consommer de l’huile sans goût, de l’huile d’arachide, de tournesol, de soja, et autre noms bizarres ou inconnus que les gros barons du régime importent par bateaux entiers. Depuis quelques temps, on importe même de l’huile d’olive d’Espagne et d’Italie.

Aucun ministre n’est venu à Akbou. Pas même un petit wali. Cela n’a pas empêché la musique des Idhebalen de retentir et les paysans de garder le sourire. Et pour cause, malgré les mauvaises années, ils savent être aussi résistants que leurs oliviers.

[Source] Cliquer ici

One Response to “Kabylie, 11eme Fête de l’Olive à Akbou”

  1. Gozzi Says:

    Bonjour

    Albert, un Breton du terroir, un fils de paysan, né en 1934 (73 ans), nous
    raconte sa jeunesse, jusqu’à l’âge de 23 ans où il acheva son service
    militaire obligatoire en Petite Kabylie. En 1956 et 1957, cet homme bon et
    sensible participa contre son gré à la guerre dite de « pacification et de
    maintien de l’ordre », un épisode atroce qui cache bien son nom. Il est
    revenu dans sa belle province, la Bretagne, traumatisé par l’expérience
    vécue en Algérie, comme la plupart de ses camarades de régiment.

    Il témoigne, il nous dit ce qu’il a vécu : la dure vie dans le bled, les
    marches forcées sur les djebels, les ratissages du terrain, les contrôles
    des villages : Béni-Ourtilane, El-Maïn, Bouhamza, Freha, Djahnit, Ouled Sidi
    Idir, les combats, les traquenards et les atrocités perpétrées par l’un et
    l’autre camp. Mais aussi, cet homme pacifique, soumis
    aux ordres de ses supérieurs et contraint d’obéir, réprouvait dès le départ
    une guerre qu’il jugeait perdue d’avance – on ne lutte pas contre un peuple
    qui combat pour la liberté et aspire se libérer du joug de la
    colonisation -, et il ne cache pas sa sympathie pour les population kabyles
    victimes de la guerre. A ces « pauvres parmi les pauvres », les soldats
    français, qui avaient souvent faim et soif, prenaient encore leurs maigres
    réserves de nourriture, et augmentaient leur dénuement.

    Pendant qu’il « crapahutait » dans les djebels, et qu’il assistait, contre
    son gré, à des scènes pénibles, Albert fit la promesse de témoigner.

    Quarante huit années après son retour en France, il témoigne, mais, en son
    âme et conscience, il ressent toujours le poids énorme de la barbarie.
    Combien de jeunes du contingent, victimes de la guerre d’Algérie, ont osé
    témoigner ? Presque pas ! Le mal reste tapi au fond de leurs mémoires, plus
    insidieux qu’un serpent. Certains se sont suicidés, la plupart se sont tus,
    renfermant à tout jamais leurs terribles souvenirs ; ils en souffriront
    jusqu’à la mort.

    A partir du récit d’Albert, j’ai écrit un livre de témoignages Il s’intitule
    : « La Jeunesse d’Albert ».

    Ceux qui ont vu le film « Ennemi intime », apprécieront.

    Ce livre vient d’être édité chez LIV’EDITIONS, au Faouët. (56320) BP 15.

    Site du livre :

    http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=247&PHPSESSID=7ce816ce120bdae70eb81102f5d7a6a6

    Cordialement

    Marcel Gozzi

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    http://www.amazon.fr/Souvenirs-Chien-Chien-Goz-Marzic/dp/2748171640/sr=11-1/qid=1167743870/ref=sr_11_1/402-6458333-9224944

    http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7579

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