29 Feb

Vivement un label pour l’huile d’olive tunisienne

Par Moufida Barhoumi,

Conforme aux normes établies par le Conseil Oléicole International dont la Tunisie est membre permanent et l’un des pays fondateurs, l’huile d’olive locale est habilitée à occuper une place de choix sur le marché mondial.

La Tunisie occupe le second rang mondial en ce qui concerne les superficies agricoles réservées à l’olivier. Celles-ci s’élèvent actuellement à 1,7 million d’hectares, soit près de 19% des superficies oléicoles mondiales.

A l’échelle internationale, la Tunisie est classée quatrième pays exportateur d’huile d’olive, après l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Le pays exporte environ 70% de sa production soit une moyenne de 120 mille tonnes par an.

Forte de ses acquis, la Tunisie continue à déployer des efforts pour réunir les conditions à même de promouvoir ce produit-phare, avec pour objectif primordial de porter le taux d’exportation d’huile d’olive conditionnée de 1% à 10% à l’horizon 2011.

Monsieur Souilem Fehri, président directeur général de l’Office national de l’huile (ONH), a déclaré à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que la Tunisie s’emploie à doter l’huile d’olive tunisienne d’une notoriété internationale.

Pour ce faire et afin de s’imposer face à la recrudescence de la concurrence, la Tunisie envisage de moderniser les moyens de production, concevoir de nouvelles méthodes de commercialisation et développer une meilleure stratégie d’exportation.

Il s’agit d’assurer un suivi permanent des différentes étapes de production pour garantir une qualité meilleure, outre le respect des règles techniques en matière de production et de transformation, la mise à niveau des ressources humaines et la conquête de nouveaux marchés tels que les USA, la Russie, le Japon et la Chine, sur lesquels l’huile d’olive tunisienne a de fortes chances d’être commercialisée, voire prisée.

L’établissement de partenariats avec les réseaux de distribution européens, est selon M. Fehri, un moyen indispensable pour mieux faire connaître le label tunisien sur les marchés internationaux.

M. Fehri a fait savoir, dans ce contexte, que la Tunisie a opté pour une approche de traçabilité déterminant les «signes de qualité» de l’huile d’olive. Il s’agit, en particulier, des appellations d’origine contrôlées (AOC) et des indications de provenance (IP) qui sont incontournables pour la pérennité et le développement des exportations nationales d’huile d’olive.

Dans la même perspective, les efforts se poursuivent au niveau du fonds de promotion de l’huile d’olive tunisienne conditionnée (FOPROHOC), afin d’aider les exportateurs tunisiens à conquérir de nouveaux marchés, identifier les meilleurs moyens de communication et marketing pour écouler ce produit.

Sur un autre plan, le responsable a ajouté, que des études sont en cours pour encourager l’exportation de l’huile d’olive conditionnée dans le but de créer un label pour l’huile tunisienne, actuellement exportée dans sa majorité en vrac.

Le regroupement des exportateurs au sein de consortium est actuellement prévu dans cette perspective.

Il a souligné que le secteur d’huile d’olive a bénéficié d’investissements réalisés en matière d’extension et de création des unités d’huile d’olive. Ces investissements ont permis de moderniser les unités de transformation et d’améliorer la qualité des huiles. Au cours du Xème plan de développement (2002/2006), le taux des huiles de qualité supérieure a ainsi atteint 73%, contre 30% auparavant.

Monsieur Fehri, a indiqué que la production de la campagne oléicole (2007/2008) devrait atteindre 200 mille tonnes d’huile d’olive vers la fin d’octobre 2008 contre 180 mille tonnes au cours de la saison précédente.

Les quantités exportées ont évolué pour atteindre en février 2008, 75 mille tonnes dont 70 % d’extra vierge avec des recettes estimées à 300 millions de dinars. Les prévisions tablent sur une moyenne d’exportation de l’ordre de 150 mille tonnes en octobre 2008 devant générer des recettes en devises de l’ordre à 650 millions de dinars, a-t-il encore souligné.

Pour mémoire, la filière d’huile d’olive comporte 1670 huileries installées dans toutes les régions de production, dont 47% au centre et au Sahel et 42% au sud. La capacité globale de transformation de ces huileries est estimée à 33 mille tonnes par jour, les huileries modernes en représentent 72%.

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