16 Mar

Oléiculture – La qualité passe par la traçabilité

La maîtrise de la qualité des produits de l’olivier requiert le perfectionnement des procédés de production, de transformation et de commercialisation, l’utilisation d’un arsenal juridique à même de certifier leur qualité et la vérification de leur traçabilité, a affirmé Moha Merghi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes.

Intervenant jeudi à Meknès lors de l’ouverture du 2e Forum de l’investissement dans le secteur oléicole, organisé les 15 et 16 mars à Meknès à l’initiative du Crédit Agricole du Maroc, M. Merghi a indiqué que la qualité des produits de l’olivier doit aussi constituer le centre d’intérêt de toute stratégie d’intervention dans le secteur dans la mesure où elle représente une sorte de miroir reflétant les performances à consolider et les lacunes à corriger.

Mettant en exergue les acquis du plan national oléicole et ses perspectives d’avenir sur l’oléiculture, le secrétaire général a souligné l’impérieuse nécessité de l’ouverture de nouveaux chantiers de la filière oléicole afin de raffermir sa rentabilité et relever les défis de la compétitivité.

Le marché national demeure prometteur notamment avec la faible consommation au niveau du bassin méditerranéen, estimée annuellement à 2 kg par habitant, a-t-il indiqué, rappelant que des avancées remarquables ont été enregistrées à l’aval de la filière avec l’installation de nouvelles capacités modernes de transformation des olives et l’introduction de nouvelles technologies de valorisation de la production.
Il a, de même, fait savoir que l’usage de nouvelles techniques dans l’industrie oléicole générant moins d’effluents liquides et le recyclage et l’emploi des margines et des grignons d’olive à des fins agricoles sont des solutions pratiques aux problèmes de pollution générés par l’exercice de l’activité oléicole.

La concrétisation des chantiers du secteur oléicole, a ajouté M. Merghi, nécessite le renforcement du rôle des organisations professionnelles, la collaboration entre les différents acteurs de la filière et la mise en place d’un dispositif de financement susceptible d’accompagner efficacement les investisseurs dans la réalisation des programmes de développement de la filière oléicole.

Il a, de même, souligné l’impératif d’une implication conséquente des structures bancaires particulièrement le Crédit Agricole du Maroc à travers l’application des lignes de crédits attractives et des taux d’intérêt préférentiels.

De son côté, Mohamed Sbitr, représentant du Conseil oléicole international (COI), a indiqué que les productions mondiales de l’huile d’olive et de table, cultivées sur une superficie d’environ 10,127 millions ha, ont atteint durant les campagnes agricoles 2006 et 2007, respectivement 2,82 millions et 1,832 million tonnes, précisant que 98% de cette production est localisée dans le bassin méditerranéen du fait de l’adaptation du secteur oléicole au milieu terrien.

Ce Forum qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’encouragement de l’investissement dans le secteur oléicole, a été marqué par la présentation des expériences marocaine, espagnole et tunisienne en la matière.

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