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Art: Three Olives

Peu d’images disent « cocktail » comme trois olives sur un pique dans un verre givré. Mais pourquoi l’olive, entre toutes les garnitures — et le choix compte-t-il ? La petite histoire savoureuse de l’olive du martini.

Le martini
gin ou vodka + vermouth
La garniture
olive ou zeste de citron
Dirty martini
avec de la saumure
Farcie
le pimiento classique
Choisir
une olive ferme et savoureuse

On a dit du martini qu’il était la plus parfaite des inventions américaines, et son portrait est reconnaissable entre tous : un verre conique, froid et limpide, avec une olive verte — ou trois — au fond ou piquée en travers du bord. L’olive est devenue si liée au cocktail qu’un martini nu semble déshabillé sans elle. Mais l’olive n’est pas qu’un décor : elle travaille vraiment dans le verre, et laquelle vous choisissez change le verre plus qu’on ne le croit.

Pourquoi une olive, entre toutes

Une garniture de cocktail doit compléter ou contraster le verre, et l’olive fait les deux. Un martini est vif, sec, froid et aromatique ; une olive ferme et salée y répond par une note savoureuse et iodée qui adoucit l’arête de l’alcool et donne au verre son caractère d’apéritif — de quoi aiguiser l’appétit avant le dîner. Le zeste de citron est sa grande rivale, tout en huile d’agrume vive ; choisir entre les deux, c’est choisir entre le frais et le savoureux.

Le dirty martini et l’olive farcie

Deux traditions poussent l’olive plus avant dans le verre. Un dirty martini ajoute un trait de saumure d’olive, qui trouble le cocktail et le rend franchement savoureux — la saveur de l’olive passée de la garniture à l’ingrédient. Et l’olive de cocktail classique est farcie, le plus traditionnellement d’un éclat de pimiento rouge, même si anchois, bleu, ail et amande ont leurs adeptes. La farce n’est pas qu’esthétique : elle assaisonne l’olive et, avec elle, la dernière gorgée salée.

Quelle olive utiliser

Oubliez les olives de cocktail molles et fades des bocaux de supermarché — souvent des Manzanilla espagnoles bien passées. Pour un martini, il faut une olive verte ferme, charnue et savoureuse qui tienne dans l’alcool sans se déliter : une bonne Manzanilla ou une grosse Gordal (la « reine ») si vous les aimez charnues, ou une Picholine française croquante pour une note plus nette et minérale. La fermeté et un goût franc et salé comptent bien plus que la taille ou une farce sophistiquée.

Garniture Ce qu’elle apporte au verre Idéale pour
Olive verte Savoureuse, iodée, ouvre l’appétit Le martini apéritif classique
Zeste de citron Arôme vif d’huile d’agrume Un martini plus net et sec
Dirty (saumure) Trouble, salé, savoureux Ceux qui aiment la note d’olive
Farcie (pimiento, etc.) Un assaisonnement en plus Une dernière gorgée plus riche
Gordal / Manzanilla Charnue / ferme et classique Bien choisir l’olive elle-même

Réussir l’olive

  • Choisissez une olive verte ferme et savoureuse — Manzanilla, Gordal ou Picholine — non une olive de cocktail molle et aqueuse.
  • Pour un dirty martini, prenez une bonne saumure d’un beau bocal ; une saumure bas de gamme n’a que le goût du sel.
  • Un nombre impair (une ou trois) est la convention du barman — superstition, mais jolie.
  • Gardez les olives de cocktail froides et couvertes de saumure ; une olive desséchée gâche la finale.

L’olive du martini : questions fréquentes

Pourquoi un martini a-t-il une olive ?

L’olive salée et savoureuse contraste l’alcool froid et sec et fait fonctionner le verre comme apéritif. Elle est garniture et assaisonnement — et, par tradition, le zeste de citron est l’alternative.

Qu’est-ce qu’un dirty martini ?

Un martini additionné d’un trait de saumure d’olive, qui le trouble et lui donne une saveur nettement salée et savoureuse — l’olive passée de garniture à ingrédient.

De quoi farcit-on les olives de cocktail ?

Classiquement d’un éclat de pimiento rouge, mais anchois, bleu, ail et amande sont prisés. La farce assaisonne l’olive et la gorgée finale.

Quelles olives pour un martini ?

Des olives vertes fermes et savoureuses qui tiennent dans l’alcool — une bonne Manzanilla, une grosse Gordal ou une Picholine croquante. Évitez les molles et fades du supermarché.

Pourquoi une ou trois olives, jamais deux ?

Une vieille superstition de bar veut que le nombre pair porte malheur : on garnit donc d’une ou trois olives. C’est une convention, sans rapport avec le goût.

Article original sur l’olive dans le martini ; l’histoire du cocktail est racontée avec nos propres mots.

From the trade

Le martini est l’endroit où une bonne olive est gâchée pour la plupart des gens : ils attrapent le bocal d’olives de cocktail molles et grisâtres du supermarché et ne goûtent jamais la différence qu’en fait une vraie. Prenez une Manzanilla ferme ou une grosse Gordal, gardez-la froide et iodée, et la dernière bouchée salée devient le meilleur du verre. Et si vous voulez que l’olive tienne le premier rôle, passez au dirty : une cuillère de bonne saumure change la garniture en saveur.

Article evergreen original sur l’olive dans le martini ; aucun article tiers reproduit.