17 Oct

l’huile d’olive Tunisienne s’impose

Par O.D,

huile d'olive en vracAvec 56 millions de pieds d’oliviers, 1440 huileries, et 250 mille employés, la Tunisie reste le quatrième producteur d’huile d’olive au niveau mondial avec 157 mille tonnes par an dont 70% sont exportées.

Aux rênes de cette industrie lucrative mais sensible se trouve l’Espagne avec une production de 660 mille tonnes (250 mille tonnes exportées contre 77 mille importées). L’Italie est le deuxième producteur avec 500 mille tonnes (la Botte est le deuxième exportateur avec 156 mille tonnes par an et premier importateur avec 307 mille tonnes). En troisième position, l’on retrouve la Grèce qui produit annuellement 360 mille tonnes, exporte 145 mille et importe 9 mille tonnes.

Dans nos murs, cette huile bénite continue à s’imposer sur le marché. En témoigne la progression continue de la production qui, de 106 mille tonnes en moyenne par an entre 1977 et 1986 est passée à 133 mille tonnes entre 1987 et 1996 et à 165 mille tonnes entre 1997 et 2006. Un phénomène qui s’est sensiblement répercuté sur le niveau des exportations qui sont passées de 59,8 mille tonnes entre 1977 et 1986 à 89,5 mille tonnes entre 1987 et 1996 et à 116 mille tonnes entre 1997 et 2006. La valeur de ces exportations a naturellement suivi l’évolution. De 42 millions DT entre 1977 et 1986, cette valeur est passée de 154 millions entre 1987 et 1996 et à 353 millions DT entre 1997 et 2006.

Avec 1,6 million d’hectares, l’oléiculture tunisienne occupe 30% des terres agricoles.
C’est au sud du pays que se concentre l’essentiel de la production avec 54% suivi du centre avec 29% et le nord avec 17%. Tandis que les huileries sont principalement implantées au centre (46%) et 40% au sud.

Malgré cette place privilégiée, la Tunisie est appelée encore à faire d’énormes efforts en vue de moderniser ses techniques de production et améliorer la qualité de l’huile. Non seulement nos exportations d’huile d’olive conditionnée sont squelettiques, mais aussi et surtout les huileries tunisiennes ne sont pas dotées d’installations d’analyse et de qualité (excepté les laboratoires de l’Office national de l’huile).

Durant la saison 2006-2007, la production nationale d’huile a atteint 180 mille tonnes contre 210 mille la saison précédente. Et l’on table pour la saison 2007-2008 sur une production oléicole variant entre 180 et 200 mille tonnes. Ce qui augure de lendemains enchanteurs. Seulement, l’instauration d’un label de qualité est nécessaire pour que nous continuions à garder notre position dans l’arène mondiale.

[Source] Cliquer ici

Leave a Reply