30 Oct

L’oléiculture tunisienne lutte contre le gaspillage au moyen de la qualité

Par Ben Mohamed,

Au peloton des grands producteurs de l’huile d’olive, la Tunisie a saisi l’importance, non de garder son positionnement comme argument marketing, mais celle de la mise en valeur de ses récoltes.

Dans ce cadre, un travail de longue haleine pour encourager les agriculteurs à améliorer la qualité de nos produits ainsi que la quantité vis-à-vis leurs concurrents, a été mené avec brio.

En témoigne, le pourcentage de la qualité extra-vierge, qui est passé de 30% à plus de 60% de la production d’huile d’olive, en l’espace de quelques années. Une amélioration significative des bénéfices en a résulté puisqu’on est passé de 42 millions de dinars en moyenne, par an, à 353 millions de dinars en 2006.

Pour la saison 2007, les estimations tablent sur une production comparable en quantité à la dernière saison, malgré l’optimisme stimulé par la dernière bonne pluviométrie. On estime donc cette production à 180.000 tonnes en moyenne pouvant aller à 200.000 tonnes.

En fait, les pluies ont coïncidé avec la floraison de l’arbre noble, une chose qui cause un certain pourcentage de pertes. Les agriculteurs gardent, pourtant, le sourire en pensant que ces pluies apporteront l’eau au moulin de la prochaine saison.

La qualité, donc, plus que la quantité, a été et demeurera le garant d’un rendement positif du secteur de l’oléiculture. Ce qui englobe l’intégration de nouvelles normes de traçabilité, condition sine qua non, pour accéder au marché européen.

La Tunisie compte 65 millions de pieds d’oliviers. Sur le plan de la superficie destinée à l’oliveraie, elle détient la première place dans le monde avec un total de 1,67 million d’hectares.

Mettre l’accent sur la qualité, ne relègue donc pas, la question de la quantité à la deuxième place. Seulement, valoriser notre production en huile d’olive ne passe pas par l’augmentation des quantités.

Une surabondance quantitative non accompagnée d’une mise en valeur adéquate, ne signifiera qu’une chose : de la vente en vrac et un gaspillage qu’on ne peut pas se permettre.

[Source] Cliquer ici

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