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L’huile d’olive et le cerveau : la recherche sur l’oléocanthal

Huile d'olive dans un verre de dégustation

Voici un fil de recherche à suivre avec soin — et « avec soin » est le mot clé. Le piquant poivré d’une bonne huile d’olive se révèle être un composé que les scientifiques trouvent réellement intéressant pour le cerveau vieillissant.

Ce qui a été étudié

Le composé est l’oléocanthal — précisément ce qui fait qu’une extra-vierge fraîche accroche le fond de la gorge. Dans des études en laboratoire et sur modèle murin (souris), les chercheurs ont constaté qu’il pouvait aider à débarrasser le cerveau de la bêta-amyloïde, la protéine qui s’accumule dans la maladie d’Alzheimer, et à réduire l’inflammation associée. C’est devenu, et cela reste, un domaine de recherche actif et prometteur.

Ce que j’en pense

C’est de la vraie science, et c’est réellement enthousiasmant — mais lisez les petits caractères. Les résultats frappants sont obtenus sur des cellules et des souris, pas sur des humains. « L’oléocanthal élimine l’amyloïde chez une souris » est à des années-lumière de « l’huile d’olive prévient Alzheimer », et la position honnête est que nous ne savons pas encore à quel point cela aide un cerveau humain.

Ce que l’on peut honnêtement en retenir

Ne traitez pas l’huile d’olive comme un médicament pour le cerveau. Notez en revanche que les mêmes polyphénols poivrés qui accrochent la gorge et que la recherche trouve intéressants sont ceux qui s’estompent à mesure que l’huile vieillit et que l’on retire des huiles raffinées « légères » — alors si vous voulez de l’oléocanthal, la réponse est simplement une vraie extra-vierge fraîche, celle qui fait tousser. Bon conseil, que la recherche sur Alzheimer aboutisse ou non.

Contexte : recherches en cours sur l’oléocanthal / l’amyloïde (plusieurs études évaluées par les pairs depuis les années 2010, sur modèles cellulaires et murins).