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La production d’olives lors de cette année avoisinerait 750.000 Tonnes

Quand une récolte marocaine se compte en centaines de milliers de tonnes, il est tentant de réduire le pays à un chiffre. L’histoire plus intéressante est celle qui se cache derrière : une nation bâtie sur une seule variété rustique, un commerce d’olives de table florissant, et un fruit que l’Occident étiquette de travers.

Maroc
un grand producteur
Picholine marocaine
la variété dominante
Beldi
la saumure traditionnelle
Meknès
la capitale de l’olive
Mixte
huile et table

Le Maroc figure parmi les plus grands producteurs d’olives au monde et, fait rare, il s’appuie sur un seul cépage pour la grande majorité de ses vergers : la Picholine marocaine — sans lien étroit avec la Picholine française malgré le nom. C’est une variété rustique, adaptable et mixte, qui donne huile et fruit de table, exactement ce qu’il faut à un pays s’étendant de la côte à la plaine et à la montagne. Cette dépendance à une olive coriace est l’épine dorsale de toute la filière.

12345Le pays de l’olive au MarocDe Meknès et Fès aux contreforts de l’AtlasKey olive regionZone oléicoleRécolte : oct.–déc.

1Meknès 2Fès 3Marrakech 4Beni Mellal 5Rabat
La région Meknès-Fès est le cœur historique ; les vergers grimpent dans le Moyen Atlas et s’étendent vers Marrakech.

L’olive que l’Occident étiquette mal

Voici un savoir de métier à emporter. Bien des olives vertes cassées dites « à la grecque », et une bonne part des olives en vrac des comptoirs vendues en Europe et en Amérique du Nord, sont en fait de la Beldi marocaine — des olives confites à l’ancienne, au sel sec ou en saumure, parfois ridées et riches. L’origine marocaine figure rarement sur l’étiquette. C’est un fruit honnête qui fait un travail honnête ; on ne vous dit simplement pas d’où vient une grande partie de ce que vous mangez.

Prix, météo et marché libre

Une année oléicole marocaine oscille fortement selon deux forces : la météo et le marché. La pluie aux bons mois gonfle la récolte ; la sécheresse ou la maladie peuvent la ruiner. Les prix bougent alors selon l’offre et la demande, se partageant entre le fruit destiné au pressoir et le plus beau fruit de table — ce dernier valant en général davantage. Quand spéculateurs et intermédiaires s’en mêlent, les producteurs peuvent être pressurés ; d’où une politique marocaine qui pousse de longue date les agriculteurs vers les coopératives pour garder plus de valeur.

Un producteur qui monte encore

Le Maroc ne se repose pas sur la tradition ; il a passé des années à étendre les plantations et à moderniser les moulins pour hausser volume et qualité. L’ambition est d’être connu pour une bonne huile sous son propre nom, et non comme simple fournisseur anonyme de vrac et d’olives de table sans étiquette. Pour l’acheteur, cela fait du Maroc l’une des origines « bon rapport » les plus intéressantes à suivre — et une raison de lire au-delà d’une étiquette « méditerranéenne » pour demander où le fruit a vraiment poussé.

Pays Maroc (grand producteur mondial)
Variété principale Picholine marocaine (pas la Picholine française)
Type Mixte (huile et table)
Cœur historique Meknès–Fès, jusqu’au Moyen Atlas
Saumure traditionnelle Beldi (au sel sec ou en saumure)
Récolte Automne jusqu’au début de l’hiver

Ce que l’acheteur doit savoir

  • Beaucoup d’olives « à la grecque » et de comptoir sont en fait de la Beldi marocaine.
  • La variété reine est la Picholine marocaine — sans lien avec la Picholine française.
  • Les récoltes marocaines oscillent avec la pluie et la sécheresse.
  • Lisez au-delà d’une vague étiquette « méditerranéenne » pour la vraie origine.

Olives marocaines : questions fréquentes

Quelle est l’olive principale du Maroc ?

La Picholine marocaine, variété rustique et mixte cultivée pour l’huile comme pour la table — malgré le nom, ce n’est pas la Picholine française.

Que sont les olives Beldi ?

Des olives marocaines confites à l’ancienne, au sel sec ou en saumure et souvent ridées. Une grande part du vrac de comptoir et des olives « à la grecque » vendues à l’étranger est en fait de la Beldi.

Où poussent les olives du Maroc ?

Surtout autour de Meknès et de Fès, s’étendant vers les contreforts du Moyen Atlas et vers Marrakech et Beni Mellal.

Pourquoi les prix marocains oscillent-ils ?

Parce que les récoltes montent et chutent avec la pluie et la maladie, et que les prix bougent ensuite selon l’offre et la demande, entre fruit à huile et fruit de table.

L’huile d’olive marocaine est-elle bonne ?

De plus en plus — le pays a investi dans des vergers et des moulins modernes, visant à être reconnu pour une huile de qualité sous son nom plutôt que comme fournisseur anonyme de vrac.

Le mot du métier

Voici un savoir de métier à garder : une grande part des olives de comptoir et des olives « à la grecque » vendues en Occident, c’est de la Beldi marocaine, confite à l’ancienne et discrètement privée de son origine à l’étiquette. Rien de mal avec l’olive — c’est un fruit honnête et plein de caractère — mais vous méritez de savoir d’où il vient. Le Maroc s’appuie sur une variété coriace, la Picholine marocaine, et il monte vite. Lisez au-delà de « méditerranéen » et posez la vraie question : d’où cela vient-il réellement ?

D’après les schémas de production marocains et le commerce de l’olive de table.