Tiré des archives : une alerte à l’huile d’olive frelatée en Espagne (2008)

Fin 2008, la Guardia Civil de La Rioja a averti qu’une huile d’olive frelatée pourrait circuler dans la région — quelques jours après le vol de 1 750 litres d’huile. Une petite histoire locale qui en raconte une bien plus grande.
Ce qui avait été rapporté
La Guardia Civil de La Rioja, en Espagne, a lancé un avertissement public sur une possible huile d’olive frelatée en vente localement, après que quelque 550 litres furent retrouvés dans un grand conteneur curieusement étiqueté comme un vin pétillant (« Astispumante »). Cela faisait suite au vol signalé de 1 750 litres d’huile dans la région. Des échantillons ont été envoyés à Madrid pour analyse toxicologique.
Ce que j’en pense aujourd’hui
Deux choses rendent ce petit avis de 2008 digne d’être conservé. D’abord, c’est un rappel que l’huile d’olive a assez de valeur pour être volée et contrefaite — « l’or liquide » n’est pas qu’une formule poétique, c’est un mobile. Ensuite, de l’huile cachée dans un fût mal étiqueté est l’extrémité grossière d’un spectre qui monte jusqu’à la fraude policée et d’apparence légale des rayons de supermarché — de l’huile bon marché coupée et vendue pour ce qu’elle n’est pas. Le fût de Rincón de Soto et la « extra-vierge » bien lisse qui n’en est pas sont le même instinct sous des habits différents. Tout ce spectre est dans comment on coupe l’huile d’olive et l’« extra-vierge » qui n’en est pas.
Initialement rapporté en décembre 2008, d’après un avis de la Guardia Civil à La Rioja, Espagne. L’article d’origine n’est plus en ligne.