Les World Olive Oil Awards 2025
Chaque printemps, le plus grand concours d’huile d’olive au monde rend son verdict, et chaque année la liste fait la même chose, discrète et utile : elle désigne, à travers un marché saturé de faux et de pavillons prestigieux, ceux qui ont pressé une huile vraiment excellente.

Le plus grand de ces concours — la compétition mondiale basée à New York, tenue chaque printemps — réunit désormais bien plus d’un millier d’huiles, venues de plus de quarante pays, jugées à l’aveugle par des jurys d’experts. Ôtez le cérémonial et il reste une chose rare et précieuse : des experts indépendants, goûtant sans savoir de quelle bouteille il s’agit, publiant une liste des huiles qui se sont distinguées. Dans une catégorie où l’étiquette ment couramment, cela mérite qu’on s’y arrête.
Pourquoi une médaille veut vraiment dire quelque chose
La plupart de ce qui vous hèle sur un rayon de supermarché est du marketing — une jolie bouteille, un nom qui sonne toscan, le mot premium. Rien de tout cela ne dit ce qu’il y a dans l’huile. Une médaille de concours diffère sur un point capital : un jury formé a mis l’huile en bouche et l’a jugée à une norme, sans voir la marque. Cela ne garantit pas que la bouteille que vous saisissez soit fraîche — c’est une autre question — mais cela dit que l’huile, au moment de la dégustation, était authentique et bien faite.
La carte de la qualité s’élargit sans cesse
L’autre chose que ces listes confirment, année après année, c’est la grande histoire de l’huile d’olive moderne : l’extra-vierge d’excellence vient aujourd’hui de dizaines de pays, pas de trois. À côté des noms italiens, espagnols et grecs, on trouve des lauréats du Portugal, de Turquie, de Croatie, de Californie, du Chili, d’Australie, de Tunisie et d’ailleurs. C’est exactement l’argument de notre encyclopédie — l’olivier s’est mondialisé, et un bon concours est une carte vivante des lieux où l’on prend soin de bien faire.
Comment se servir d’un palmarès sans se faire berner
Une médaille est une présélection, pas une ligne d’arrivée. Deux pièges guettent l’imprudent. D’abord, une récompense va à une huile précise d’une récolte précise — une marque peut agiter une vieille médaille au-dessus d’un lot plus récent et moindre. Ensuite, un gros producteur peut présenter un lot exquis et gagner, alors que l’océan d’huile sous la même étiquette est ordinaire. Servez-vous donc d’un prix pour repérer un producteur, puis appliquez les contrôles qui protègent vraiment : une date de récolte récente et une origine unique et nommée.
| Signal sur le rayon | Confiance à accorder | Pourquoi |
|---|---|---|
| Médaille de concours | Élevée — comme point de départ | Un vrai jury l’a goûtée à l’aveugle, à une norme |
| Date de récolte sur la bouteille | Élevée | La fraîcheur est ce qui compte le plus dans l’huile que vous tenez |
| Origine unique et nommée | Élevée | Une huile traçable est bien plus dure à falsifier |
| « Premium », « importée », belle bouteille | Faible | Pur marketing — ne dit rien sur l’huile |
| « Extra-vierge » seul, pas cher, sans date | Faible | La mention est couramment détournée ; fraîcheur inconnue |
La conclusion pratique
- Voyez une médaille comme une présélection de producteurs à essayer, non comme une preuve que la bouteille en main est excellente.
- Associez-la toujours à une date de récolte récente — la fraîcheur bat une vieille récompense à tous les coups.
- Préférez une petite huile de domaine à origine unique nommée plutôt qu’une bouteille bon marché à pavillon célèbre.
- Servez-vous des palmarès pour découvrir de nouvelles origines — la carte de la qualité est bien plus large que trois pays.
Les concours d’huile d’olive : questions fréquentes
Quel est le plus grand concours d’huile d’olive au monde ?
La compétition mondiale basée à New York, tenue chaque printemps, est la plus grande — réunissant chaque année bien plus d’un millier d’huiles de plus de quarante pays, jugées à l’aveugle.
Une médaille garantit-elle que la bouteille que j’achète est bonne ?
Elle signifie que cette huile, de cette récolte, a été jugée excellente à l’aveugle. Elle ne garantit pas la fraîcheur de la bouteille que vous saisissez : vérifiez toujours aussi la date de récolte.
Une grande marque peut-elle gagner et vendre malgré tout une huile ordinaire ?
Oui. Un producteur peut présenter un lot remarquable et gagner, alors que l’essentiel de l’huile sous la même étiquette est quelconque. Servez-vous du prix pour trouver un producteur, puis jugez la bouteille précise.
Les concours protègent-ils de la fraude ?
En partie. Une médaille à l’aveugle est l’un des rares signaux honnêtes sur un rayon plein de faux, mais associez-la à une origine nommée et à une date de récolte pour une vraie protection.
D’où viennent les meilleures huiles aujourd’hui ?
De dizaines de pays. Les lauréats incluent régulièrement le Portugal, la Turquie, la Croatie, la Californie, le Chili, l’Australie et la Tunisie, à côté des classiques Italie, Espagne et Grèce.
Dans un marché encore saturé de faux, une médaille de concours est l’un des rares signaux sur lesquels s’appuyer — un vrai jury a goûté une vraie huile, à l’aveugle. Mais traitez-la comme une présélection, pas comme un verdict sur la bouteille en main. Repérez le producteur par la médaille, puis vérifiez la date de récolte et une origine unique nommée. Une petite huile de domaine primée, même à prix fort, est un achat bien plus sûr qu’une bouteille bon marché à pavillon célèbre agitant un vieux ruban.
D’après les résultats publiés de la compétition mondiale d’huile d’olive et une couverture professionnelle de longue date.