Gros plan : l’olive Toffahi
Son nom dit tout : toffah veut dire pomme, et la Toffahi est grosse, ronde et pommelée. C’est l’une des grandes olives de table d’Égypte — une variété de saumure verte de part en part, prisée pour le croquant, pas pour la bouteille.

La Toffahi est une variété locale très plantée en Égypte, cultivée dans le Fayoum, à Gizeh et à Beni Souef, puis le long de la route du désert vers Alexandrie et les terres reconquises de Nubaria. C’est un cultivar de table, non d’huile : le fruit est gros et rond — souvent de huit à seize grammes — pour une teneur en huile de seulement cinq à sept pour cent, si bien que le presser n’aurait guère de sens. L’arbre entre tôt en production, il est autofertile, et fleurit et mûrit tôt dans la saison. Un atout que les préparateurs apprécient par-dessus tout : la chair se détache nettement du noyau, ce qui facilite le dénoyautage et le farçissage.
Une olive de table égyptienne, simple et fière
L’Égypte est l’un des plus grands producteurs d’olives de table au monde, et cette réputation repose en bonne part sur des fruits verts généreux comme la Toffahi. Ce n’est pas une variété subtile et elle ne prétend pas l’être — elle est faite pour la taille, un croquant net et une saveur douce qui porte bien une saumure et une farce. Dans un pays où l’olive se mange bien plus souvent qu’elle ne se presse, c’est exactement le rôle qu’on lui demande, et elle le remplit à grande échelle.
Pourquoi on la cueille verte
La Toffahi sert surtout à la saumure verte. Même si elle colore tôt sur l’arbre, elle se prête mal au traitement en noir : le fruit s’amollit et fermente trop vite lors de cette cure plus longue. Cueillie et préparée verte, elle donne cette grosse olive de table ferme et douce que les cuisiniers égyptiens connaissent bien. Ses faiblesses sont pratiques : le fruit se meurtrit facilement et supporte mal les manipulations et le transport, et l’arbre craint la mouche de l’olive. Pour qui la mange, la conclusion est simple : c’est une olive verte généreuse, à savourer pour sa taille et son goût propre et doux.
Ce que la saumure vous dit
Voici ce que l’étiquette ne mentionne jamais. Comme la Toffahi se meurtrit si facilement, l’état compte plus que la variété. Une Toffahi parfaite et une Toffahi malmenée sont la même olive — toute la différence tient à la manutention et à la cure. Lisez donc le bocal, pas le nom : un fruit ferme et sans tache dans une saumure claire et nette signale une maison sérieuse ; des olives molles dans un liquide trouble sont un avertissement, quelle que soit leur taille. Avec cette variété, la fraîcheur et le soin sont toute l’histoire.
| Origine | Égypte (Fayoum, Gizeh, Beni Souef) |
|---|---|
| Autres noms | Tuffahi, Toffahy |
| Type | Olive de table (saumure verte) |
| Poids du fruit | Environ 8–16 g |
| Teneur en huile | Faible, environ 5–7 % |
| Récolte | Août–septembre (verte) |
| Meilleur usage | Dénoyautée, farcie, sur un plateau de mezze |
Acheter et utiliser la Toffahi
- Cherchez un fruit ferme et sans tache dans une saumure claire et nette — mollesse et liquide trouble trahissent des manipulations brutales.
- Sa taille et son noyau qui se détache bien en font une candidate idéale au dénoyautage et au farçissage.
- Traitez-la comme une olive de table uniquement ; il n’existe pas d’huile de Toffahi à rechercher.
- Servez-la là où taille et croquant comptent — plateau de mezze, antipasti, bol d’apéritif.
Olive Toffahi : questions fréquentes
La Toffahi est-elle une olive à huile ou de table ?
Une olive de table. Sa teneur en huile — cinq à sept pour cent — est bien trop faible pour justifier un pressage ; on la cultive pour la saumure et la table.
D’où vient la Toffahi ?
D’Égypte, surtout de la région du Fayoum, ainsi que de Gizeh et de Beni Souef, jusqu’aux terres reconquises vers Alexandrie.
Pourquoi ce nom de Toffahi ?
De toffah, « pomme » en arabe — le fruit est gros, rond et pommelé.
Pourquoi ne la cueille-t-on que verte ?
Elle colore tôt mais s’amollit et fermente trop vite lors de la cure en noir ; on la cueille donc verte pour une olive de table ferme et douce.
Comment juger un bon bocal de Toffahi ?
Cherchez des olives fermes et sans tache dans une saumure claire et nette. La variété se meurtrit facilement, donc l’état et le soin comptent plus que le nom.
Comme la Toffahi se meurtrit si facilement, l’état compte plus que d’ordinaire — une parfaite et une malmenée sont la même olive, séparées par la seule manutention. Cherchez un fruit ferme et sans tache dans une saumure claire, pas des olives molles dans un liquide trouble. Grosse olive verte et douce, au noyau qui se détache nettement, elle est idéale à dénoyauter et à farcir, ou sur un plateau de mezze où la taille et le croquant font leur effet.
Profil variétal d’après l’encyclopédie olives101 et le Catalogue mondial des variétés d’olivier (Conseil oléicole international).