L’année de la fraude — et de la violence — dans l’huile d’olive en Italie

2024 fut l’année où la face sombre de l’huile d’olive a pleinement fait surface. L’agence italienne de lutte contre la fraude alimentaire a connu une année record de saisies — et les autorités ont averti que l’« or liquide » attirait désormais la même criminalité que tout autre or.
Ce qui s’est passé
L’organisme antifraude italien ICQRF a mené des milliers d’inspections, relevé des irrégularités documentaires dans environ 15 % des cas, et, à l’échelle du secteur, les autorités ont enregistré des dizaines de signalements pénaux et saisi quelque 455 000 kg d’huile d’olive non conforme, d’une valeur de plus de 4 millions d’euros. Les responsables ont averti que des prix vertigineux alimentaient non seulement la falsification, mais aussi vols et intimidations — et ont redouté que de grands volumes d’huile étrangère non tracée (tunisienne, par exemple) soient écoulés comme italienne.
Pourquoi c’est important
Voilà ce qui arrive lorsqu’un produit de base devient un luxe : il attire le crime organisé. Des citernes entières et des oliveraies ont été visées ; les producteurs honnêtes sont pris en étau des deux côtés. C’est l’aboutissement sinistre et logique de la flambée des prix — et un rappel que « écoulé comme » ne concerne pas que les olives à nom célèbre ; ce sont des pays d’origine entiers que l’on falsifie.
La meilleure défense à une époque pareille est une origine réelle et documentée — un domaine ou une coopérative nommés, que l’on peut véritablement remonter. « Mis en bouteille en Italie » n’a jamais été une garantie plus faible que lorsqu’une huile étrangère non tracée afflue, dit-on, pour être réétiquetée. Achetez une huile dont vous pouvez suivre le parcours, et lisez comment on coupe l’huile d’olive.
Source, 2024 : Olive Oil Times ; chiffres de contrôle de l’ICQRF italien.