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Gros plan : l’olive Coquillo

Le Coquillo est l’une de ces petites olives qui pèsent bien plus que leur taille sur un plateau de fromages. Cultivé dans le sud-est de l’Espagne, il est saumuré, légèrement amer et presque sphérique, avec un noyau qui occupe l’essentiel du fruit — et c’est la grande doublure du monde de l’olive, le substitut d’une niçoise française rare et chère.

Petites olives Coquillo rondes et foncées dans une coupelle avec de la saumure

Murcie
sa région
Table
pas une olive à huile
Petite
ronde, gros noyau
Tardive
récolte nov.–déc.
Saumurée
légèrement fumée

Le Coquillo (aussi écrit Cuquillo) pousse surtout dans la région de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, le long de la côte méditerranéenne chaude. Le fruit est petit, rond, brun à noir à maturité, avec une chair fine et molle enroulée autour d’un noyau remarquablement gros. On ne mange pas un Coquillo pour sa chair — il n’y en a guère — on le mange pour son caractère saillant, salé, légèrement fumé, et pour la façon dont il fond entre les dents. La récolte est tardive, de novembre à décembre, une fois le fruit pleinement coloré sur l’arbre. C’est une olive de table de part en part, pas un cépage à huile.

12345Où pousse le CoquilloLa côte chaude de Murcie, dans le sud-est de l’EspagneKey olive regionPays de l’olivierRécolte : nov.–déc.

1Murcie 2Cieza (intérieur) 3Lorca 4Côte de Carthagène 5Jaén (extension)
Concentré à Murcie et dans l’Andalousie intérieure voisine (Jaén, Grenade), où on l’appelle aussi Cuquillo.

Une petite olive au gros noyau

Soyons honnêtes sur ce que vous achetez. Un Coquillo, c’est surtout du noyau. La chair est fine et molle : ce n’est donc pas une olive dont on fait un repas — c’est un trait de saveur, petit et intense, du genre qu’on parsème plutôt qu’on empile. Tout son attrait tient dans ce petit éclat concentré de sel et de fumée, et dans la texture : il fond presque avant qu’on ait fini. Préparé à la façon traditionnelle, dans une simple fermentation à l’eau et au sel de mer sur environ trois mois, il devient bien plus intéressant que sa taille ne le laisse croire.

La doublure de la niçoise

Voici le secret de Polichinelle du rayon traiteur. Le Coquillo est l’olive le plus souvent vendue comme — ou à la place d’— une niçoise française. Les deux sont cousines proches, semblables de taille, de couleur et de saumure, et la vraie niçoise (la variété Cailletier de l’arrière-pays niçois) est rare et chère. Le Coquillo espagnol, préparé de la même façon, comble donc discrètement le vide. Rien de malhonnête à vendre un bon Coquillo pour lui-même. Mais si une étiquette indique « façon niçoise » plutôt que niçoise tout court, ce petit Espagnol est très souvent ce qu’il y a dans le bocal.

Attention aux noyaux

L’avertissement pratique découle de l’anatomie. Les Coquillos sont petits, avec des noyaux à l’avenant ; ils sont donc rarement dénoyautés et faciles à croquer trop fort. Prévenez la tablée, et ne supposez jamais qu’un bocal est dénoyauté. Achetez-les en vrac, chez un bon traiteur plutôt que sous vide si vous le pouvez — la saumure vivante les garde alertes, et vous voyez la taille et la couleur avant de vous engager. Un Coquillo fatigué et trop emballé devient mou et terne ; un frais est vif, ferme et légèrement fumé.

Salinitésaumurée, affirmée
Amertumelégère
Note fuméeun léger grillé
Chairfine — surtout du noyau
Fermetéfraîche et rebondie quand bonne
Origine Murcie, sud-est de l’Espagne
Autre nom Cuquillo
Type Olive de table
Préparation Fermentation eau et sel de mer, ~3 mois
Récolte Novembre–décembre (tardive)
Saveur Saumurée, légèrement amère, un rien fumée
Meilleur usage Entière en salade niçoise, sur un poisson rôti, avec du pain

Acheter et utiliser le Coquillo

  • Attention aux noyaux — ils sont petits, rarement retirés, faciles à croquer trop fort.
  • Achetez-les en vrac chez un bon traiteur, non sous vide, pour que la saumure les garde vivants.
  • Ils brillent entiers en salade niçoise, sur un poisson rôti, ou avec du pain et un verre sec.
  • Si l’étiquette dit « façon niçoise », attendez-vous à du Coquillo — et savourez-le pour lui-même.

Olive Coquillo : questions fréquentes

Le Coquillo est-il une olive de table ou à huile ?

Une olive de table, de part en part. Trop petite et trop peu charnue pour valoir le pressage — tout son intérêt, c’est cet éclat saumuré et concentré, entier.

D’où vient le Coquillo ?

De la région de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, le long de la côte méditerranéenne chaude, où on l’appelle aussi Cuquillo. Il s’étend vers l’Andalousie intérieure voisine.

Le Coquillo est-il la même chose qu’une olive niçoise ?

Non, mais c’est une cousine proche et la doublure habituelle. La vraie niçoise est la Cailletier française ; le Coquillo est espagnol, préparé de la même façon, et souvent vendu « façon niçoise ».

Pourquoi un Coquillo est-il surtout un noyau ?

La variété a naturellement une chair fine et molle autour d’un gros noyau. On le mange pour sa saveur saillante et fumée et sa texture fondante, pas pour une bouchée de chair.

Comment servir le Coquillo ?

Entier et non dénoyauté, en salade niçoise, parsemé sur un poisson rôti, ou simplement avec du pain — et prévenez toujours vos convives à cause des noyaux.

Le mot du métier

Attention aux noyaux. Les Coquillos sont petits, avec des noyaux à l’avenant ; prévenez la tablée et ne supposez jamais qu’ils sont dénoyautés. Ils brillent entiers en salade niçoise, parsemés sur un poisson rôti, ou simplement avec du pain et un verre de quelque chose de sec. Achetez-les en vrac chez un bon traiteur plutôt que sous vide si vous le pouvez — la saumure vivante les garde alertes. Et quand un bocal indique « façon niçoise », c’est très probablement ce petit Espagnol que vous emportez : rien de mal à cela, mais bon à savoir.

D’après les descriptions de producteurs et les références du négoce alimentaire de spécialité.