Le don d’Athéna : l’olive dans le mythe grec

Dans le mythe qui a nommé Athènes, Athéna a gagné une cité grâce à un seul présent : l’olivier. C’est la plus vieille histoire de pourquoi cet arbre a signifié la civilisation même.
Le concours pour Athènes
Selon les Grecs, Athéna et Poséidon convoitaient tous deux la nouvelle cité d’Attique ; chacun offrit donc un présent. Poséidon frappa le rocher de l’Acropole et en fit jaillir une source (ou un cheval) ; Athéna planta le premier olivier. Les citoyens jugèrent son don plus grand — nourriture, huile, lumière et bois, d’un seul arbre — et nommèrent la cité Athènes en son honneur.
Pourquoi le récit a perduré
Il a duré parce qu’il dit vrai : pour un peuple méditerranéen ancien, l’olivier était réellement richesse, santé et paix en une seule plante. Un olivier sacré poussa des siècles près de l’Érechthéion, dit descendre de celui d’Athéna ; brûlé par les Perses, il aurait reverdi en une nuit — cette quasi-immortalité qui définit encore l’arbre.
C’est la racine de tous les sens ultérieurs — le rameau d’olivier comme paix, la couronne du vainqueur, l’huile d’onction. Les Grecs ont simplement mis en récit ce que toute la Méditerranée savait déjà : un peuple qui a des oliviers a ce qu’il lui faut.
Contexte : le concours d’Athéna et Poséidon, d’après les sources classiques.