La récolte la plus rude d’Italie à ce jour

Au démarrage de la récolte 2023, les producteurs italiens ont ressorti le mot qu’ils avaient usé jusqu’à la corde au cours de la décennie précédente : la pire dont ils se souviennent. À ce stade, c’était moins un choc qu’une saison.
Ce qui s’est passé
L’Italie a affronté une récolte 2023 historiquement difficile — malmenée par une météo erratique, la sécheresse, des inondations dans certaines régions, les ravageurs et l’omniprésente Xylella dans le Sud. Cela s’ajoutait à une maigre année sur l’ensemble de la Méditerranée, garantissant un profond déficit mondial.
Pourquoi c’était important
Une faible récolte italienne compte doublement : l’Italie est un grand producteur et le grand embouteilleur et réexportateur du monde. Quand l’Italie manque de ses propres olives, encore plus d’huile est importée, assemblée et embouteillée sous pavillon italien — et la tentation de rogner les coins, ou pire, grimpe avec le prix.
« La pire récolte de mémoire » a cessé d’être une nouvelle quelque part vers 2017 pour devenir le bulletin météo. La leçon honnête pour quiconque aime cette huile : l’abondance méditerranéenne bon marché et fiable appartient au passé, et un prix juste pour de la vraie huile est désormais le prix à payer pour garder les oliveraies — et les producteurs — en vie.
Contexte, automne 2023 : reportages de récolte de l’époque (Olive Oil Times et autres).