La première brèche : la pluie de printemps redonne espoir

Après le sommet record de janvier, mars 2024 a apporté le premier signe que le pire était peut-être passé — non d’une récolte, mais du ciel.
Ce qui s’est passé
Des pluies de printemps soutenues et des températures douces ont offert aux oliviers espagnols d’excellentes conditions pour la floraison et la nouaison — le moment décisif de l’année oléicole. Une meilleure récolte devenant soudain plausible, les prix ont entamé leur première vraie baisse depuis le record de janvier, refluant d’au-dessus de 8 € vers 7,8 € le kilo en Andalousie au printemps.
Pourquoi c’est important
Le prix de l’olive dépend de la météo à la floraison plus que de presque tout le reste. Quelques semaines de pluie opportune en mars ont fait ce que rien d’autre n’avait pu après deux ans de sécheresse : ouvrir une brèche dans le prix record. Le soulagement était encore à des mois du rayon, mais la direction avait changé.
Si vous voulez deviner où vont les prix de l’huile d’olive, surveillez la météo printanière en Espagne, pas la récolte d’automne — à la récolte, le sort de la production est déjà scellé. La pluie à la floraison est le meilleur signal précoce d’une huile moins chère à venir. Mars 2024 fut ce signal.
Source, mars 2024 : données de prix et de conditions de récolte espagnoles (Mintec / Olive Oil Times).