Les prix s’effondrent de plus de 50 % quand l’huile revient
En à peine un an, le marché de l’huile d’olive est passé du plus cher jamais vu à la surabondance. Quand une récolte de rebond a rempli les cuves, l’extra-vierge espagnol au départ-ferme a chuté de plus de moitié — soulagement béni pour les acheteurs, alarme pour les producteurs.

Le coup du lapin, pas l’équilibre. C’est le mot honnête pour décrire ce qui s’est passé quand la récolte espagnole s’est redressée. L’extra-vierge au départ-ferme, qui avait touché les chiffres les plus élevés jamais vus, a chuté de plus de moitié en douze mois, la production ayant à peu près doublé d’une année maigre vers une année normale. Le soulagement à la caisse fut immédiat. La douleur à la ferme aussi, où bien des producteurs andalous se sont retrouvés à vendre près ou en dessous du coût de production.
La face violente de la flambée
Un effondrement de cette ampleur n’est pas le marché qui retrouve la santé — c’est la même instabilité portant le masque inverse. La flambée avait exclu les acheteurs et tenté les fraudeurs ; l’effondrement a sauvé les acheteurs mais laissé les producteurs avec une huile valant moins que son coût. Dans les deux cas, le coupable est le même : une culture annuelle sans tampon, oscillant de la famine à l’abondance parce qu’il n’y a rien entre les deux pour la maintenir.
Pourquoi les prix sous le coût sont dangereux
Quand un producteur vend à perte, le verger commence à décliner. On saute la taille, on réduit l’engrais, on délaisse les arbres les plus jeunes et les plus marginaux. Certains vergers sont abandonnés. Rien de cela n’apparaît cette année — cela apparaît dans trois ou quatre ans, sous forme d’une récolte plus maigre qui aide à déclencher la prochaine flambée. L’huile la moins chère du cycle et la plus chère du cycle sont, en ce sens, les deux bouts du même ressort cassé.
À quoi ressemblerait la stabilité
Tout le plaidoyer pour un prix juste et stable s’inscrit dans une année comme celle-ci. La flambée et l’effondrement ne servent personne, sauf les spéculateurs et les fraudeurs ; un prix stable au départ-ferme permet aux producteurs honnêtes de garder les vergers vivants entre les récoltes, seule vraie assurance contre la prochaine pénurie. La stabilité est sans gloire et difficile à obtenir — mais c’est ce dont le monde de l’olive a vraiment besoin.
| Étape | Acheteur | Producteur |
|---|---|---|
| Flambée record | Exclu ; achète moins | Vend son vieux stock à prix d’or |
| Récolte de rebond | Les prix se détendent | Cuves pleines, concurrence accrue |
| Effondrement | L’huile bon marché revient | Vend près ou sous le coût |
| Après-coup | La prochaine flambée pointe | Vergers négligés ou abandonnés |
- Un effondrement de plus de 50 % est un coup du lapin, pas un marché qui se stabilise.
- Les prix sous le coût abîment discrètement les vergers pour des années.
- Les huiles la moins et la plus chère d’un cycle sont le même problème : l’instabilité.
- Un prix juste et stable est la seule assurance durable contre la pénurie.
L’effondrement de 2025 : questions fréquentes
De combien les prix ont-ils vraiment chuté ?
Au départ-ferme en Espagne, l’extra-vierge a chuté de plus de moitié sur un an, la production ayant à peu près doublé d’une récolte maigre vers une récolte normale.
Pourquoi est-ce mauvais si l’huile a baissé ?
Parce que bien des producteurs ont fini par vendre près ou sous le coût de production. Cela étrangle les fermes, encourage la négligence et l’abandon, et prépare la prochaine pénurie.
Comment les prix peuvent-ils osciller si vite ?
L’huile d’olive est une culture annuelle presque sans réserve. Une mauvaise récolte fait flamber le prix ; une bonne le fait s’effondrer, souvent en une seule année.
À qui profite la volatilité ?
Surtout aux spéculateurs à la hausse et aux chasseurs d’aubaines à la baisse. Producteurs et acheteurs honnêtes sont mieux servis par un prix stable.
Quel est le remède ?
Il n’y en a pas de rapide, mais un prix stable et juste au départ-ferme — assez pour entretenir les vergers entre les récoltes — est le meilleur résultat pour toute la chaîne.
C’est la face violente de la flambée. En à peine un an, le marché est passé de l’huile la plus chère de l’histoire à la surabondance — le coup du lapin, pas l’équilibre. Merveilleux pour le placard, ruineux pour la ferme. C’est tout le plaidoyer pour un prix juste et stable : la flambée et l’effondrement ne servent que les spéculateurs et les fraudeurs, et l’huile la moins chère du cycle paie en douce la plus chère à venir.
D’après les bilans de prix au départ-ferme espagnols lors de l’effondrement du milieu des années 2020.