Zoom sur l’olive Gordal
Certaines olives chuchotent. La Gordal, elle, clame. Cette énorme olive verte andalouse — son nom signifie « la grosse » — est cultivée autour de Séville uniquement pour la table, et sa taille comme son croquant charnu en font la vedette naturelle de tout bol d’olives.

La Gordal, parfois vendue à l’étranger sous le nom de « Queen », est l’une des plus grandes olives de table au monde. On la cultive en Andalousie, surtout autour de Séville, et uniquement pour la bouche. Le fruit est si gros et charnu — avec un noyau relativement petit pour sa taille — qu’une seule olive fait une vraie bouchée. Cueillie verte et confite en saumure, elle garde une texture ferme et croquante et une saveur douce, fraîche, légèrement fruitée, bien moins amère que bien des olives. Ce n’est pas du tout une olive à huile : son but est de paraître généreuse et de bien se manger dans l’assiette.
Origine et caractère
C’est une institution sévillane. L’Andalousie est la salle des machines du commerce mondial de l’olive de table, et la Gordal en est la pièce maîtresse — l’olive qui rend un plat de tapas généreux avant même qu’on y ait goûté. Sa taille est tout l’intérêt, et sa douceur est voulue : c’est un fruit à manger à pleines mains avec un verre, non à défier le palais. Pour les autres olives de table andalouses, voir les olives espagnoles.
À table
La Gordal est faite pour l’apéritif. Servez-la entière et froide avec un fino ou un vermouth, où sa taille et son vert vif font la moitié du travail. Elle se prête à merveille à une marinade rapide — bonne huile, ail, citron, un peu de thym ou de fenouil — et sa chair abondante supporte les farces relevées. Comme la qualité gustative tient au croquant ferme, achetez-la entière et vérifiez qu’elle n’est ni molle ni fripée. Pour la seule présence sur la table, peu d’olives valent une bonne Gordal.
Ce que la taille dissimule
Voici la part brute. La taille fait vendre, et c’est précisément le risque. Une olive géante impressionne à l’œil ; une Gordal médiocre peut donc miser sur ses dimensions alors que la chair, dessous, a tourné molle, salée ou meurtrie. Gros n’est pas synonyme de bon. Jugez une Gordal à sa texture, pas à la façon dont elle remplit la paume — une excellente est ferme et croquante sous la dent, une mauvaise n’est qu’une grande déception.
| Origine | Séville, Andalousie, Espagne |
|---|---|
| Autres noms | Olive Queen, Sevillano |
| Type | Olive de table |
| Préparation | Verte, en saumure à l’espagnole |
| Récolte | Septembre–octobre (verte) |
| Saveur | Douce, fraîche, croquante ; chair grande et charnue |
| Meilleur usage | Entière, à l’apéritif ; marinée ou farcie |
Acheter et utiliser la Gordal
- Jugez à la texture, pas à la taille — écartez celles qui semblent molles ou fripées.
- Une courte marinade à l’huile, ail et citron transforme un simple bocal en pièce maîtresse.
- Servez-la froide et entière ; sa chair généreuse est l’intérêt, ne la cachez pas en tranches.
- Sa chair ample accueille les farces relevées — anchois, poivron, fromage bleu.
Olive Gordal : questions fréquentes
La Gordal est-elle une olive à huile ou de table ?
Uniquement de table. On la cultive pour se manger entière, prisée pour sa taille et son croquant, et on ne la presse jamais pour l’huile.
D’où vient la Gordal ?
D’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, surtout autour de Séville — cœur du commerce mondial de l’olive de table.
Pourquoi l’appelle-t-on olive « Queen » ?
« Queen » est le nom d’exportation lié à sa taille — Gordal veut dire « la grosse » en espagnol, et c’est l’une des plus grandes olives de table cultivées.
Quel goût a une Gordal ?
Douce, fraîche et légèrement fruitée, avec une texture ferme et croquante et une chair grande et charnue — bien moins amère que bien des olives vertes.
Comment servir les olives Gordal ?
Entières et froides à l’apéritif, idéalement avec une courte marinade d’huile, d’ail et de citron, ou farcies — jamais en tranches, la chair généreuse faisant tout l’attrait.
La Gordal doit sa place à sa taille et à son croquant : la texture est donc tout — écartez celles qui semblent molles ou fripées. Une grosse olive impressionne à l’œil, et c’est justement pour cela qu’une mauvaise peut se cacher derrière ses dimensions ; jugez la bouchée, pas le poids. Une courte marinade à l’huile, ail et citron transforme un simple bocal en pièce maîtresse. Servez-la froide et entière ; sa chair généreuse est tout l’intérêt, ne l’enterrez pas en tranches.
D’après la tradition andalouse de l’olive de table et les registres de la variété Sevillano.