Olives à l’eau : la méthode lente et douce

Avant la saumure et bien avant la soude, il y avait l’eau. La cure à l’eau est la méthode la plus ancienne et la plus douce de toutes — rien que de l’eau fraîche, changée souvent, et beaucoup de patience.
Comment ça marche
Le principe est d’une pure simplicité : immergez les olives dans de l’eau fraîche et changez-la chaque jour (parfois deux fois). Chaque changement emporte un peu plus de l’oleuropéine amère. En une à trois semaines, selon l’olive, l’amertume s’estompe jusqu’à devenir mangeable avec plaisir. On les passe ensuite en saumure légère pour les assaisonner et les conserver.
Pourquoi la choisir
Parce que c’est la plus délicate. La cure à l’eau n’ajoute ni l’acidité lactique d’une longue fermentation en saumure ni l’âpreté que la soude peut laisser ; elle retire simplement l’amertume et laisse s’exprimer le goût propre de l’olive. Un beau choix pour les variétés de table douces et charnues, où l’on veut que le fruit, et non la cure, soit la vedette. Le prix : du temps et de la rigueur — ratez votre changement quotidien et tout s’arrête.
C’est une merveilleuse première méthode, justement parce que rien ne peut mal tourner : pas de chimie, pas de saumure forte à équilibrer, juste de l’eau et de l’attention. Gardez les olives immergées, changez l’eau fidèlement, goûtez en chemin, et finissez en saumure avec un peu de citron et d’herbes. Du slow food au sens le plus littéral.
Un mode d’emploi d’olives101.