Oléocanthal, cancer et Alzheimer — chez la souris

En 2017, des chercheurs de l’université de Louisiane-Monroe ont relié l’oléocanthal, le composé poivré de l’huile d’olive, à la prévention du cancer et d’Alzheimer — chez la souris. Des travaux fascinants, avec une réserve de taille.
Ce qui a été étudié
L’équipe a rapporté que l’oléocanthal — le piquant d’une extra-vierge fraîche — aidait à prévenir le cancer du sein et Alzheimer dans des modèles murins, avec un effet d’autant plus fort qu’il était introduit tôt. Elle a aussi constaté que la teneur en oléocanthal varie énormément, d’environ 30 à 1 200 mg/kg.
Soyons clairs, car c’est le genre d’histoire qui fait du tort mal racontée : ces résultats sont obtenus chez la souris, pas chez l’humain. « L’oléocanthal aide une souris » est à des années-lumière de « l’huile d’olive guérit le cancer ». La partie honnête et utile : le composé protecteur est ce même piquant poivré présent dans une huile fraîche, qui s’estompe avec l’âge — et varie du simple au quarantuple selon les bouteilles. Achetez une huile fraîche, vraie et poivrée. Voyez l’huile d’olive est-elle un superaliment ?
Source, 2017 : Olive Oil Times (recherche sur modèle murin, université de Louisiane-Monroe).