06 Dec

Le vieillissement menace les oliveraies Tunisiennes – 30 % des plantations dépassent 75 ans

Par Samira Hamrouni,

En Tunisie, pays de l’olivier par excellence, l’arbre millénaire jalonne le paysage et fait sa réputation. La région de Sfax est bien connue par ses oliviers magnifiques et par sa grande production d’huile d’olive.

Depuis l’intervention coloniale, l’histoire de développement économique de la région est fortement liée à une entreprise d’installation des plantations oléicoles sur toute la steppe pastorale de l’arrière-pays de la ville de Sfax. Actuellement, la région est considérée comme capitale de la production de l’huile d’olive.

Ainsi, une grande partie de l’économie de la région dépend de cette culture. Chaque région a sa variété. A Sfax, c’est le Chemlali, célèbre pour ses qualités salutaires. On compte 5,579 millions de pieds. Ceci représente 8,7% de l’effectif national. Côté production, la région fournit 26,3% de la production nationale en olives et 31 % de la production tunisienne de l’huile d’olive. A sfax, on calcule 412 huileries, presque 25 % de l’effectif national.

La cueillette de ces fruits dans la grande forêt de Sfax est un spectacle remarquable. Des bâches blanchâtres sont étalées par terre pour rassembler les petits fruits qui tombent. Tandis que les hommes cueillent les olives à l’aide de peignes spéciaux, des centaines de femmes s’activent à les ramasser. Pour cette saison, la cueillette a démarré au début du mois de novembre.

Selon la Bourse de l’huile d’olive du marché de Gremda, connu comme le plus grand marché des olives, la production de cette année est plutôt moyenne. M. Rachid Sallami, président du bureau régional de Sfax de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche précise : « La récolte pour la saison 2007/ 2008 est moyenne.

On estime une production de 270 mille tonnes d’olives et 50 mille tonnes d’huile d’olive. Les prix varient. Ils ont atteint 1.100 millimes pour les olives de bonne qualité des régions de Bir Ali et Gaïba. Pour les olives chutées par terre, un kilo est vendu à partir de 400 millimes. En ce qui concerne le prix de l’huile, il est de 3, 7 dinars pour l’huile de qualité moyenne et 5 dinars pour l’extra destiné à l’exportation ».

La forêt de Sfax connue pour sa générosité semble ainsi s’essouffler. De vrais problèmes commencent à pointer. En tête de liste, le vieillissement.

Le vieillissement des plantations
En effet, plus que 30 % des plantations dépassent les 75 ans. Ainsi, M. Yahid Khabou, chercheur à l’Institut de l’olivier de Sfax précise : «L’un des grands problèmes que connaît actuellement la région est le vieillissement des plantations. Cette situation a un impact négatif sur la qualité et la quantité de la récolte. De même, l’alternance est un phénomène essentiel dans la région, elle est plus élevée chez les arbres vieillis. Cette alternance s’aggrave par le phénomène de la sécheresse surtout que la zone se caractérise par un climat semi-aride où la pluviométrie ne dépasse pas les 200 millimètres par an. Ce qui accentue le vieillissement est aussi l’existence des oliviers en terre marginale».

De même, les mauvaises conditions de culture et la façon anarchique d’entretenir l’arbre (insuffisance et non-aération du sol) peuvent accélérer le phénomène de vieillissement. Ainsi, l’olivier est plus affaibli et plus vulnérable à la sécheresse et les attaques de ravageurs.

Un arbre normal en pleine production donne entre 120 et 150 kg, alors qu’un autre, vieilli, ne dépasse pas les 50 kg.

«De même, on remarque à Sfax une mauvaise tradition de cueillette des olives se caractérisant par l’utilisation de gaule. L’arbre est cassé. Il est épuisé, ceci a un effet négatif sur la production prochaine», a ajouté le chercheur.

Devant cette situation de vieillissement, l’Etat a établi un programme de restriction à trois composantes. Il s’agit, notamment, de l’extension des cultures, de l’arrachement des vieux arbres et de l’intensification lorsque les ressources hydriques sont disponibles. Mais, les agriculteurs n’assument pas l’arrachage.

«Au niveau de l’IO, on essaie de convaincre les agriculteurs de réviser leur plan de culture et de doubler la densité présente. Dans ce même registre, l’Institut dirige des activités parallèles aux expériences des agriculteurs. On a 13 vergers de comportement à travers tout les pays pour étudier les nouvelles potentialités quantitatives et qualitatives des oliviers. On multiplie les essais sur l’utilisation du margine pour l’amélioration de la production», a conclu le chercheur.

[Source] Cliquer ici

3 Responses to “Le vieillissement menace les oliveraies Tunisiennes – 30 % des plantations dépassent 75 ans”

  1. BEN MILED Says:

    SALUT.
    je suis un etudient à la l’institut superieur d’agronomie de Chott Mariam je suis en trin de faire un seminaire sur le phenomène d’alternace chez l’olivier, alors pouver vous maidez s’il vous plait

  2. Olives101 Says:

    Salut,

    Utilises le forum pour ca :
    http://www.olives101.com/forum/index.php

  3. tijeni Says:

    salut
    je suis agriculteur j’ai un projet mille arbre arbequina pouvez me donne les information necessaire sur cette arbre ;
    cette annee je veu planter arbre chemlali pouver vous me donne conseille necessaire;
    merci

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