05 Jul

[Maroc] L’huile d’olive traîne de lourds boulets

Par A.R,

· Acidité, commercialisation en vrac, mode traditionnel de trituration…
· Peu d’agressivité marketing à l’étranger

«L’huile d’olive marocaine est boudée à l’export et les importateurs exigent de plus en plus la certification», Mounia Sefraoui Benkirane, productrice, sait de quoi elle parle. Alors que cette huile pourait être meilleure, elle a du mal à rivaliser avec les produits italiens et espagnols, poursuit cette productrice qui gère une exploitation de 45 hectares dans le Saïss.

“A l’export, le nom du Maroc est vendeur, mais la qualité du produit ne suit pas toujours”, se désole de son côté un autre exportateur. Et ce n’est pas tout. L’un des principaux reproches formulé par les importateurs européens à l’huile d’olive marocaine reste sa forte acidité. «Nous avons généralement une acidité de 3,3% alors que la norme internationale est de 0,04», précise Ouafae Cheqrouni, chargée de la direction Marché des filières alimentaires au Crédit Agricole. Le Conseil oléicole international (COI) qualifie parfois l’huile marocaine de produit inadapté à la consommation, poursuit Cheqrouni. Pis encore, la commercialisation de l’huile d’olive en vrac à l’étranger inquiète le plus. Du coup, le produit est récupéré par des importateurs sous un autre label. Sur ce registre, Mounia Benkirane tire la sonnette d’alarme: il faut préserver la plus-value locale et freiner l’aval de la filière». C’est d’ailleurs ce que disaient déjà toutes les études sur le secteur (cf. www.leconomiste.com).
La concurrence rude sur le plan de la commercialisation dans le pourtour méditerranéen n’arrange non plus pas la situation. L’Espagne, l’Italie ou encore la Tunisie disposent non seulement d’une production de meilleur calibre, mais d’un marketing agressif avec un packaging attractif et une traçabilité.

· L’Andalousie fait 10 fois mieux

Même en termes de volume, la production marocaine (55.000 tonnes pour 600.000 hectares) est insignifiante comparée à celle des Espagnols, Italiens et même des Tunisiens. A titre d’exemple, à elle seule l’Andalousie produit 550.000 tonnes sur 1,2 million d’hectares, soit la production marocaine multipliée par 10 sur le double de la superficie uniquement. Pourtant, les conditions climatiques sont plus favorables au Maroc qu’ailleurs, soulignent des ingénieurs agronomes lors du 1er Forum de l’investissement dans l’olive (cf. www.leconomiste.com).
Selon Ismaïl Alaoui, chercheur en agronomie: «Nous avons un patrimoine, mais nous n’avons pas su l’exploiter. Il est difficile de reproduire les qualités distinctives de nos produits ailleurs».
Jusque-là, la filière marocaine reste surtout caractérisée par l’absence d’organisation au niveau de l’amont de la filière. Celle-ci compte quelque 16.000 maâsras (unités traditionnelles de trituration) dont la capacité de trituration est évaluée à près de 170.000 tonnes. Sur une superficie globale exploitée d’environ 600.000 ha, 74% sont des micro-exploitations avec des superficies inférieures à 5 hectares. L’ensemble de la superficie exploitable est réparti sur 400.000 hectares et 800.000 parcelles, soit une moyenne de 1,5 ha par exploitation. Hormis le manque d’intégration de la filière, celle-ci est caractérisée par la dispersion et l’exiguïté des parcelles, un mode de conduite traditionnel sans oublier la vétusté de la plupart des unités de transformation.

· Taille critique

Pour un bon nombre d’experts, le secteur gagnerait à regrouper ses petites exploitations en coopératives pour disposer d’une taille critique. Les modèles espagnol et italien sont édifiants sur ce registre. Autres mesures recommandées lors du forum, la création de vergers industriels intégrés utilisant des techniques d’intensification de la production. S’y ajoute la reconversion de petites exploitations agricoles céréalières non rentables vers la culture de l’olivier. Des expériences sont menées depuis quelques mois dans le Rif. Parallèlement, des mesures pour l’amélioration de la qualité des produits pour un meilleur positionnement sur les marchés étrangers. A cet effet, Ismaïl Alaoui, chercheur, a recommandé l’amélioration des techniques de récolte, de transport et de stockage des olives. Un modèle d’unité mobile d’extraction a été présenté lors du Forum sur l’investissement dans l’olive (voir encadré). Bien entendu, cette batterie de mesures ne sera efficiente qu’avec la prise en compte et la vulgarisation de la notion de la qualité: normes, certification, traçabilité et produits du terroir.
Unité mobile d’extraction

En marge du Forum de l’investissement dans l’olive, le chercheur en agronomie Ismaïl Alaoui a présenté un modèle mobile d’extraction d’huile d’olive pour la préparation de produits du terroir. Une technologie qui répond aux besoins des petits exploitants.
Le principe part de l’idée de la moissonneuse-batteuse. Concrètement, l’idée est que c’est la machine qui va vers le fruit et non l’inverse. Car, «la qualité dépend du temps passé entre la cueillette et la trituration. Il ne faut pas qu’elle dépasse les 24 heures. Aujourd’hui, ce n’est pas ce qui se passe…

Source & Lien

2 Responses to “[Maroc] L’huile d’olive traîne de lourds boulets”

  1. MAAROUF AZIZ Says:

    Je voudrais bien saisir les solutions indiquees ci joint par Mr ismail alaoui au profit de notre production en olives qui reste encore en retard et risque sauf intervention etatique de le rester.

  2. abdel Says:

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