10 Aug

[MAROC] Polémique autour du SIAGRIM

Après la première édition du SIAGRIM, Saïd Azarou se confie à Al BAYANE : Le «jury a été partial»

Ce qui est indéniable et que tout le monde s¹accorde à reconnaître,des efforts fort louables ont été déployés pour réussir la première édition du SIAGRIM (Salon international de l¹agriculture du Maroc). Cependant on a enregistré une grande anomalie et/ou faille ( !) quant au jury du SIAGRIM dont la liste de ses membres relève du mystère. Saïd Azarou, un professionnel patenté, compte parmi ceux qui ont été lésés du fait qu’il a été exclu de la liste des lauréats. Ne pouvant «digéré» cette omission, Saïd Azarou s¹est confié à Al BAYANE pour exprimer son fiel.
Al BAYANE : Etes-vous satisfait de votre participation au Premier SIAGRIM qui a lieu à Meknès en avril de l’année en cours ?

Saïd AZAROU :La première question qui me vient à l’esprit est de savoir sur quels critères le Jury du Salon International de l’Agriculture, qui s’est tenu cette année à Meknès, a-t-il octroyé le trophée de la qualité de l’huile d’olive à une personne qui n’en produit pas ; et pourtant j’ai présenté deux huiles, de marque «AZAROU» : productions du mois de novembre (forte) et du mois de décembre (douce) et aucune n’a attiré leur attention alors qu’à Paris, cette même huile a été sélectionnée par la haute gastronomie française (GaultMillau 2004). Le jury a été impartial.
Plusieurs prix ont été octroyés ; un de plus aurait justifié et conforté mes efforts à l’étranger, notamment à Paris.
Mes deux filles, qui ont participé avec moi à la mise en route du projet de l’INDH le 20 septembre 2005, ont été déçues, étant donné qu’elles sont franco-marocaines, car la France a reconnu la qualité de l’huile d’olive AZAROU et que leur pays d’origine l’a écartée et oubliée.
Beaucoup de personnes croient encore jusqu’à maintenant que la machine de trituration, présentée ce 20 septembre 2005, m’a été donnée ; ce n’est pas le cas, elle a été offerte à une coopérative qui n’a pas fait ses preuves Š

Avez-vous d¹autres projets inscrits dans le cadre de l¹INDH ?
Dans le cadre du projet de l’INDH, j’avais aussi demandé la construction de la route permettant l’accès au village d’Aïn Machkouk, commune d’Aïn Jemaa, mais c’est resté lettre morte ; et pourtant, je n’ai fait que réitérer une demande maintes fois répétée depuis 40 ans !
Lors du Salon International de l’Agriculture de Meknès édition 2006, l’Ambassade de France m’a honoré en me prêtant les drapeaux Marocain et Français et en m’apportant son soutien moral.
J’ai refusé par le passé de présenter une huile d’olive produite par une coopérative espagnole, mais, avec le recul, je trouve qu’elle m’a donné beaucoup d’avantages pour les aider à faire connaître leur qualité d’huile d’olive. J’ai donc décidé de collaborer avec elle.
Voici aussi un élément de plus qui justifie ma décision : j’ai fait une demande à la Maison de l’Artisanat, pour participer avec le Maroc à différentes manifestations dont elle fait la promotion à l’étranger et là encore, ma demande n’a trouvé aucun écho, alors que cet organisme fait venir des commerçants du Maroc et que nous, Marocains résidents à l’étranger, sommes sur place et ne sommes pas acceptés Š (cf. courrier adressé en 2006 à la Maison de l’Artisanat).
Enfin, je tiens à signaler que mes efforts en terme de qualité et dans la mise en valeur de l’image de marque du Maroc, ont été présentés et reconnus par différents auteurs et organes de presse étrangers : France Inter, Madame Figaro, Public Sénat, Canal Ouest Afrique, TV Berbère, journaux locaux français, Š
Un dernier motŠ
Pour terminer, je tiens à remercier vivement Sa Majesté le Roi Mohamed VI, pour la très vive et grande attention qu’il a portée à la présentation de mon huile d’olive le 20 septembre 2005 et pour sa bienveillance et son soutien à nos projets et à la communauté Marocaine vivant à l’étranger.

Propos recueillis par P.H.M

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