07 Nov

Kairouan, démarrage de la campagne de cueillette des olives

Symbole de paix et de sagesse, l’olivier est un arbre originaire d’Asie qui a été introduit dans notre pays par les Carthaginois et les Romains.

Ses feuilles et son huile jouissent de précieuses vertus médicinales.

Concernant le gouvernorat de Kairouan, cet arbre vénéré par les fellahs, constitue la base de l’arboriculture. Ainsi on y compte 5,7 millions de pieds d’oliviers dont 4.500.000 sont en pleine production, et ce, sur une superficie de 156,4 mille hectares.

Au cours d’une réunion tenue le 30 octobre et présidée par le gouverneur de Kairouan, il a été convenu de fixer au 5 novembre la date de démarrage de la campagne de cueillette des olives.

Dans ce cadre, le prix de cueillette d’un kfiz d’olives a été fixé à 31,200D sans ramassage et à 33D avec ramassage, celui de la trituration dans les huileries à 28D si l’oléifacteur garde le grignon et à 27D si l’oléifacteur emporte le grignon.

D’après les estimations des services compétents du Crda, la récolte de la nouvelle saison 2006-2007 est évaluée à 120.000 tonnes d’olives, soit l’équivalent de 25.000 tonnes d’huile, sachant que la moyenne annuelle de production d’olives au cours du Xe Plan n’a pas dépassé 86.000 tonnes. Notons que le gouvernorat de Kairouan compte 106 huileries avec une capacité de transformation de 217.000 tonnes. Quant à la capacité totale de stockage, elle est de 17.300 tonnes dont 8.000 auprès de l’ONH et 9.300 tonnes auprès des privés.

Il va sans dire que la campagne de cueillette des olives permettra de résorber le chômage, puisqu’elle créera 1.500 emplois dans les huileries et offrira 1 million de journées de travail au profit de 12.000 ouvriers, sans compter les emplois indirects liés à la vente et au transport des olives et de l’huile.

Non à l’anarchie

L’accent a été mis lors de cette séance de travail sur le nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation des agriculteurs afin de préserver une bonne qualité de la production lors des opérations de cueillette et de trituration. Ainsi on devrait employer des caisses et non des sacs en plastique pour le transport des olives, faciliter le déplacement des ouvriers qualifiés par les véhicules des producteurs, lutter contre la présence de millions de moineaux, cueillir les olives après maturité complète, bien entretenir les souks d’olives dont certains laissent à désirer et trouver des solutions aux 16 oléifacteurs qui n’ont pu écouler leurs 400 tonnes d’huile de l’année 2005-2006 encore stockées dans des citernes.

[Source] Cliquer ici

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