31 Mar

Fin précoce de la saison oléicole en Kabylie

Par Djamel Beggaz,

Avec toutes les difficultés que rencontre les oliviers : Neige, incendies et maladies, fin précoce de la saison oléicole en Kabylie.

La production oléicole en Kabylie a connu une forte baisse cette année mais reste assez bonne. La récolte de cette saison n’a duré que deux mois environ, entamée en début d’année, elles se sont terminées vers la fin du mois de février alors que lors des années précédentes, celles-ci étaient entamées vers la fin du mois d’octobre pour se terminer en mars.

Plusieurs facteurs se sont conjugués et ont conduit à cette situation : les incendies de forêt et les tempêtes de neige des hivers précédents (2005 et 2006), ajouter à cela la propagation d’une bactérie appelée par les oléiculteurs la « mouche de l’olive » et, plus fort encore, la sécheresse ayant caractérisé l’hiver de cette année.

En Kabylie, en dehors des agriculteurs professionnels, la cueillette des olives se fait encore en famille, les « TIWIZI » (Entraide) d’entant subsistent encore dans quelques localités. Mais, généralement, une personne voire plus reste à la maison pour préparer le déjeuner à servir au champ et cela se passe en toute convivialité.

Cette année, la production oléicole n’est pas des plus grandioses, en effet, les incendies de forêt et les tempêtes de neige des hivers précédents ont eu raison des plantations, sans oublier que cette saison est marquée par une rude sécheresse et une pluviométrie quasiment nulle.

Quoi qu’il en soit, et de l’avis de plusieurs agriculteurs et propriétaires de huileries sur place, la récolte reste assez bonne et tout le monde reste optimiste pour la récolte de l’année prochaine avec, notamment, les fortes averses de ces dernières semaines marquées même par de petites chutes de neiges sur les hauteurs, notamment les montagnes du Djurdjura.

Pour ce qui est des huileries, sur l’étendu d’un parc avoisinant les 1000 huileries (entre traditionnelles et modernes) pour le seul département de Tizi Ouzou, seule la moitié d’entre elles ont ouvert leurs portes cette année, la récolte d’olive n’étant pas à son comble pour les causes citées plus haut.

Le prix du litre d’huile d’olive quant à lui, alors qu’il ne dépassait guère les 200 DA le litre l’année dernière, est cédé à 280 DA le litre dans les huileries, les particuliers eux ne le cèdent pas en dessous de 300 DA le litre, car, il est vrai, sa production reste assez dure et pénible et ils se doivent, par conséquent, de récolter le fruit de leurs sacrifices.

À signaler qu’une politique plus vigoureuse reste souhaitable dans le domaine de l’oléiculture, la région peut exploiter ce paramètre naturel qui s’offre à elle. À lui seul, il peut déboucher vers la création d’une économie au niveau local, vu la forte demande mondiale en matière d’huile d’olive.

Mais, rester que pour s’exporter dans des conditions conformes à la réglementation internationale, notre huile d’olive doit impérativement obéir aux normes internationales, nous devons savoir à ce sujet que seule l’huile dite « extra vierge » est acceptée par les opérateurs du domaine, son acidité doit être inférieure à 0,8.

Ceci suppose un développement total du cycle de production du précieux liquide, cela va du choix des plantations, des plants, des conditions de collecte des olives, de leur stockage, de leur transport, de leur broiement, de leur pression (à froid ou à chaud ?), du stockage du produit fini (l’huile), son analyses en laboratoire et, enfin, sa mise en bouteille et son étiquetage, en faire un label, pourquoi pas aussi ?

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