04 Apr

Huile d’olive conditionnée, Le moment d’une plus grande percée à l’international ?

Par Moncef Mahroug,

Toutes les conditions semblent aujourd’hui réunies pour que l’huile d’olive conditionnée prenne une place beaucoup plus importante dans nos exportations de cette denrée. Une journée d’information organisée jeudi 5 avril tentera de mobiliser les opérateurs dans ce sens.

Avec la création du Fonds de l’Huile d’Olive Conditionnée (FOPRHOC), les préalables pour assurer à l’huile d’olive tunisienne conditionnée un meilleur positionnement sur les marchés à l’export semblent, enfin, réunis. Le 11ème Plan projette ainsi sur une évolution du volume d’huile d’olive conditionnée exportée pour atteindre 10% de la quantité écoulée à l’étranger, contre seulement 1 % actuellement, alors que la part de l’huile d’olive conditionnée dans les exportations n’a pas augmenté de manière significative.

Une performance à laquelle la création toute récente du Fonds de Promotion de l’Huile d’Olive Conditionnée (FOPRHOC) alimenté par un prélèvement de 0,5% sur la valeur des quantités d’huile d’olive exportées en vrac devrait grandement contribuer. Depuis 1994, en effet, et malgré la libéralisation de l’exportation de l’huile d’olive, la part du conditionné dans les opérations d’exportation n’a pas évolué d’une façon significative depuis 1994, malgré la libéralisation de l’exportation de cette denrée.

Approche exhaustive et pédagogique

En fait, la création du FOPRHOC est une condition nécessaire mais pas suffisante. Aux moyens doivent s’ajouter l’approche concertée et l’application clairement partagée et la veille stratégique. Et c’est là où la journée d’information qu’organise, jeudi 5 avril 2007, le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME en collaboration avec la Fédération Nationale de l’Agroalimentaire et le Centre Technique de l’Emballage et du Conditionnement (PACKTEC), sur le thème «Fonds de Promotion de l’Huile d’Olive Conditionnée : pour un meilleur positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés à l’export».

Ce sera une occasion pour les organisateurs de sensibiliser et d’informer tous les intervenants sur les attributions et les domaines d’intervention du FOPRHOC. Mais le but essentiel de cette manifestation sera d’élaborer -par et pour ces mêmes intervenants- un programme de promotion de l’huile d’olive sur les marchés à l’export, fondé notamment sur la réalisation d’actions d’ordre générique d’une part et spécifique au profit des exportateurs d’autre part.

Les organisateurs de la journée d’information ont ainsi adopté une approche exhaustive et pédagogique puisque plusieurs thèmes techniques, réglementaires et promotionnels… sont retenus et destinés à favoriser une approche intégrée en la matière.

L’accent sera mis, au cours de cette journée, sur le rôle de l’emballage et de son design pour le positionnement de l’huile d’olive tunisienne à l’export, et sur l’importance d’intégrer la composante emballage dans leur stratégie marketing.

L’aspect réglementaire représente, quant à lui, un facteur déterminant pour favoriser l’introduction de notre huile d’olive conditionnée dans les pays-cibles. D’où l’importance de l’étiquetage et de la traçabilité dont les conditions d’application vont être abordées pendant cette manifestation et dont la mise en œuvre est aujourd’hui une condition sine qua non pour exporter l’huile d’olive ou tout autre produit agroalimentaire.

Le choix de la stratégie commerciale pour favoriser un meilleur positionnement de l’huile d’olive conditionnée sur les marchés de l’export sera également à l’ordre du jour. Les attributions du FOPRHOC, le rôle des consortiums, et du CEPEX dans la promotion des exportations de l’huile d’olive conditionnée seront abordés au cours de cette journée et permettront certainement d’aboutir à des recommandations, voire à un programme de promotion tenant compte des caractéristiques des marchés cibles et de leur environnement spécifique. Les témoignages d’entreprises exportatrices viendront appuyer et fonder davantage cette approche.

Valoriser le patrimoine historique
Cette journée d’information fera ressortir, par ailleurs, la dimension historique et culturelle de notre huile d’olive pouvant servir aujourd’hui comme axe de communication et de marketing pour notre produit, à l’instar d’ailleurs de la plupart des pays concurrents qui font de l’exploration de leur passé glorieux en la matière un élément de valorisation auprès des marchés cibles et un motif de stimulation et de dynamisation auprès de leurs opérateurs. L’histoire antique de la Tunisie ne manque pas d’arguments à faire valoir dans ce chapitre. Le thème de «la valorisation du patrimoine historique de l’huile d’olive tunisienne» sera également discuté.

[Source] Cliquer ici

2 Responses to “Huile d’olive conditionnée, Le moment d’une plus grande percée à l’international ?”

  1. KADDOUR Says:

    “HUILE d’olive CONDITIONNÉE”

    J’ai pu avoir cet article qu’à l’instant,mais je voudrai faire une précision quand à l’encouragement par la filière concernée pour l’encouragement à l’exportation de notre bonne emballée.
    Quand on veut s’y mettre, on se trouve devant des réalités désarmantes.
    La Tunisie a l’avantage de bénéficier d’un quota à l’entrée de la CEE(en majorité en vrac), bon an mal an on y est arrivé ces dernières années à faire face. Mais pour ces dernières campagnes l’opération devient plus ardue (baisse des prix)rétention des producteurs.
    En attendant de pouvoir atteindre le quota,pourquoi ne pas permettre à ceux qui découvrent de nouveaux marchés à l’intérieur de la

  2. KADDOUR Says:

    “HUILE d’olive CONDITIONNÉE”

    J’ai pu avoir cet article qu’à l’instant,mais je voudrai faire une précision quand à l’encouragement par la filière concernée pour l’exportation de notre bonne huile emballée.
    Quand on veut s’y mettre, on se trouve devant des réalités désarmantes.
    La Tunisie a l’avantage de bénéficier d’un quota à l’entrée de la CEE(en majorité en vrac), bon an mal an on y est arrivé ces dernières années à y faire face. Mais pour ces dernières campagnes l’opération devient plus ardue (baisse des prix)rétention des producteurs.
    En attendant de pouvoir atteindre le quota,pourquoi ne pas permettre à ceux qui découvrent de nouveaux marchés à l’intérieur de la CEE,(nouveaux pays adhérents)en bouteilles de pouvoir exporter au titre du quota? Ce marché est en cours,et à qui s’adresser,et quelles procédures.La solution existe,elle est possible,mais,on attendra la réponse de “La Filière”.
    Merci pour une réponse rapide.
    A.K

Leave a Reply