18 Jun

L’oléiculture, un métier d’avenir

L’Algérie a mis le paquet pour redynamiser cette filière

Par Dalila B.

L’olivier fait partie de l’identité des peuples méditerranéens. En Algérie, l’huile d’olive colle à la définition du paysan qu’il soit kabyle, chaoui ou djidjli.

Durant les 30 ans qui ont suivi l’Indépendance, l’oléiculture fut abandonnée et le paysan livré à lui-même. Malgré une prise de conscience salvatrice, quoique tardive, l’évolution des plantations est insignifiante. En 10 ans on a planté moins de 50.000 arbres, soit moins de 5000 oliviers par an.
Aujourd’hui, un programme de plantation en intensif est mis en œuvre pour rattraper le retard accusé par l’Algérie dans le domaine de l’oléiculture par rapport aux autres pays du Maghreb, et ce, en dépit de la disponibilité de ressources naturelles considérables lui permettant d’occuper une place de choix sur le marché mondial.

L’oléiculture couvre une superficie de 240.000 ha en Algérie, dont 80 % de la récolte est destiné à la production de l’huile. L’Algérie recèle d’énormes potentialités et peut promouvoir cette culture et se positionner sur le marché mondial comme l’a fait la Tunisie. Ce pays voisin œuvre même dans l’importation de cargaisons d’olives en provenance de l’Algérie pour les transformer en huile et l’exporter par la suite.


Dés lors, on se pose la question pourquoi l’Algérie qui est actuellement 8e producteur mondial d’huile d’olive ne puisse pas faire la même chose. Pour revenir au programme destiné au développement de l’oléiculture en intensif notamment dans les zones steppiques, sahariennes et présahariennes, celui-ci vise à augmenter la production afin de répondre aux besoins de l’Algérie qui sont, souligne t- on du côté du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, de plus en plus importants.

La consommation par habitant par an tourne autour d’un litre C’est aussi la seule manière de faire face à la concurrence dans un marché marqué par l’entrée en jeu de pays comme l’Australie et les Etats-Unis, qui sont en train de développer l’oléiculture. Autrement dit, pour se positionner sur le marché mondial, la promotion du produit algérien est plus que nécessaire. Or, jusque là, à part quelques timides percées sur le marché français, notre huile d’olive est quasiment absente des étals. Par contre l’huile d’olive espagnole, italienne et tunisienne est bien présente partout dans le monde. Aussi, d’un point vu économique, l’industrie de l’huile d’olive permet de faire vivre des milliers de familles.

Alors, il ne faut pas attendre encore pour prendre en charge cette filière agricole. Autant dire, que l’oléiculture est carrément un métier d’avenir d’autant plus que l’Algérie est un pays à vocation agricole. Et la culture de l’olivier s’adapte bien avec le climat semi aride qui caractérise l’Algérie. De nos jours le retour à la culture oléicole est certes laborieux, les jeunes n’ont pas appris les pratiques et les usages en la matière. Néanmoins, il n’est jamais trop tard pour bien faire, il suffit juste de retrousser ses manches.

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