15 Aug

La production d’huile d’olive au Maroc mise en relief par ”The Boston Globe”

Les efforts entrepris par le Maroc pour augmenter la production d’huile d’olive et répondre ainsi à la demande extérieure croissante ont été mis en relief par le quotidien américain ”The Boston Globe”.


Dans un article publié lundi, l’auteur de l’article, Beth Daley, souligne que le Maroc oeuvre à doubler la superficie des oliveraies pour atteindre près de 2,5 millions d’acres d’ici l’an 2010, offrant des encouragements financiers aux fermiers et investisseurs pour planter des oliviers et investir dans les oliveraies.

Dans les environs de Marrakech, l’une des plus importantes régions productrices d’olives dans le pays, l’investissement dans le secteur est palpable dans les rangées d’oliviers nouvellement plantés aux pieds des montagnes de l’Atlas, note le quotidien, ajoutant que dans une station agricole proche de cette région, des scientifiques ont testé récemment de nouvelles méthodes d’irrigation, des pesticides et de nouvelles variétés d’arbres pour améliorer la production.

Le Maroc, qui ne fournissait que 3 % de la production mondiale d’huile d’olive, n’a longtemps joué qu’un rôle mineur sur le marché mondial de cette denrée, comparé aux 36 % de l’Espagne et aux 25 % de l’Italie, fait remarquer le quotidien, qui ajoute que les cycles fréquents de sécheresse ont même rendu ce pourcentage aléatoire et lors de certaines années, la production ne suffisait même pas à couvrir la demande intérieure.

Le quotidien souligne, en outre, citant Aziz Debbagh, un producteur d’huile d’olive qui fournit des compagnies alimentaires à New York, que l’huile d’olive marocaine a ”une très bonne réputation”.

L’auteur de l’article, qui a également abordé les dégâts environnementaux causés par les margines, et les résidus laissés après le pressage, a ajouté que les volumes de margines produites chaque année au Maroc sont estimés à des dizaines et peut-être des centaines de milliers de tonnes.

Les producteur marocains qui s’apprêtent à répondre à la demande mondiale sont appelés à respecter les normes environnementales de l’Union Européenne, poursuit l’auteur de l’article, estimant que “la tâche est dure” surtout pour un pays où 60 % du pressage de l’huile se fait dans environ 16.000 presses traditionnelles.

Evoquant les efforts déployés par le Maroc pour traiter les margines, le quotidien indique qu’une firme d’engineering américaine mène actuellement une étude de faisabilité sur le traitement des déchets des presses. La technologie pourrait inclure un système pour convertir les déchets organiques en gaz pouvant être utilisé comme fuel, poursuit le quotidien, citant Jon Cooper, un consultant de la “US Trade and Development Agency”, qui travaille avec le gouvernement marocain sur ce projet.

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