19 Dec

Les opérateurs d’olives de table face à la traçabilité

Par Rachida Bami,

· Thème d’un séminaire organisé à Fès
· HACCP, ISO normes de mise dans l’agroalimentaire
· Les intermédiaires trop nombreux perturbent la filière

Face aux crises alimentaires de ces dernières années (vache folle, dioxine et grippe aviaire du poulet), les concepts de sécurité alimentaire ou de traçabilité (capacité à identifier précisément les différentes étapes de la chaîne de production) sont plus que jamais d’actualité dans l’industrie agroalimentaire.

Comment faire face à ces mutations structurelles importantes? Quelles démarches adopter pour produire des biens de qualité irréprochable et être plus compétitifs sur des marchés où qualité, certification HACCP, ISO et traçabilité sont de mise ? Autant de questions qui préoccupent les opérateurs du secteur et qui étaient au cœur d’un séminaire sectoriel sur la traçabilité agroalimentaire de la branche «olives de table» et apport des TIC, organisé le 28 novembre à Fès par la Ficopam (Fédération des industries de la conserve des produits agricoles du Maroc), l’ANPME (Association nationale des petites et moyennes entreprises) et le Centre marocain des technologies de l’information et de la communication (CETIC).

«La branche olives de table fait face à ces nouvelles donnes, comme tous les autres filières de l’industrie alimentaire, depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2005, de l’exigence européenne relative à la traçabilité des produits et la sécurité alimentaire», indique Mohamed Rahmani, professeur de chimie et technologie alimentaires à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et expert auprès de la Ficopam. En clair, les acteurs de la filière sont désormais obligés, pour pouvoir exporter vers l’union européenne, de retracer, à travers toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution, le cheminement d’une denrée alimentaire […] ou d’une substance destinée à être incorporée ou susceptible de l’être dans une denrée alimentaire.

Ainsi, avec une batterie de mesures réglementaires européennes, tous les acteurs de la filière (revendeurs et applicateurs de pesticides, fournisseurs d’engrais, agriculteurs, intermédiaires, transporteurs, fabricants, industriels transformateurs d’olives, importateurs et exportateurs de matières et de matériaux) se trouvent dans l’obligation de maîtriser l’ensemble du circuit de la production à la table du client.

L’article 17 de la nouvelle législation communautaire en matière de sécurité alimentaire portant sur la responsabilité des opérateurs impose l’obligation de mise sur le marché de produits «sûrs» et chaque maillon de la filière doit appliquer par exemple les principes HACCP ou des outils similaires. L’article 18 prévoit de son côté l’établissement de la traçabilité à toutes les étapes, l’identification des fournisseurs, des clients et des produits (entrants et sortants), à l’aide de documents pour faciliter la traçabilité et mettre ces informations à la disposition des autorités compétentes, à la demande de celles-ci, et enfin le retrait ou le rappel des produits en cas de suspicion d’un risque pour le consommateur final qui sont stipulés dans les articles 19 et 20. «Même un système HACCP efficace n’élimine pas la probabilité du rappel. L’opérateur doit avoir la capacité à partir du produit fini de remonter aux fournisseurs, intermédiaires et transporteurs», souligne Hassan Tagafait de l’Etablissement autonome de contrôle des exportations. Les motifs de rappel sont nombreux.
Dans tous les cas, il doit être possible d’identifier la cause et à quel moment un lot a été contaminé.

· Processus complexe

Si certaines entreprises arrivent à conserver l’historique de leur produit, la plupart des opérateurs marocains n’arrivent pas à maîtriser ce processus qu’ils estiment complexe et difficile à appliquer notamment en amont de la filière. Les 2/3 des approvisionnements d’olives se font à travers des intermédiaires qui mélangent souvent les olives de différentes provenances avec des traitements différents. «Le problème qui persiste est que les opérateurs n’arrivent pas à maîtriser totalement la traçabilité en amont entre les fermes, les centres d’achat et l’unité de production. Il reste encore aux services concernés à sensibiliser les agriculteurs, les transporteurs, les courtiers afin qu’ils respectent les conditions de cueillette, les traitements phytosanitaires etc. Il est nécessaire d’avoir dans une entreprise une procédure de rappel qui concerne les produits non-conformes», indique Thierry Cartier, un opérateur de Marrakech. La maîtrise de la traçabilité au sein d’une entreprise étant plus que jamais un gage de réussite.

Les NTIC à la rescousse
Les nouvelles technologies peuvent permettre, selon Adil Bekkali, DG du Cetic aux entreprises de l’agroalimentaire de mieux maîtriser la traçabilité de leurs produits et améliorer leur compétitivité sur le marché international. «Elles permettent, entre autres, de réduire les erreurs, de faciliter d’accès à l’information, archivage de l’information et le gain de temps et aussi de limiter la paperasse et l’intervention de l’Homme» indique t-il.

[Source] Cliquer ici

2 Responses to “Les opérateurs d’olives de table face à la traçabilité”

  1. laila Says:

    je veux des informations sur la trçabilié d’olive au maroc

  2. kristine lisa Says:

    salut je suis biologiste je veux savoir s’il y a un règlement qui interdit l’utilisation le sulfate de fer dans la technologie de noircissement des olives de table (au lieu d’utiliser le gluconate de fer), je vous prie de m’aider, c’est très important pour moi.

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