17 Sep

Le nec plus ultra de l’oléiculture au Maroc : 10 fermes de 1000 hectares d’oliviers

La première unité des dix fermes plantées en oliviers utilisant les dernières technologies devrait voir le jour ce mois-ci à Beni Mellal. Les 10 fermes de 1000 hectares d’oliviers chacune s’étendent sur les régions de Haouz, Tensift, Tadla et Mekhnès.

Avec une première récolte prévue pour 2010, la majorité de la production d’huile d’olive sera destinée à l’exportation en vue de satisfaire l’appétit grandissant des Européens pour les produits à base d’huile d’olive.
Le projet a été lancé en partenariat avec le Crédit Agricole du Maroc et la Société Générale Asset Management. Le fond d’investissements Oléa Capital a pour objectif de redonner vie à l’industrie centenaire d’huile d’olive au Maroc.

A terme, cette initiative permettra le développement d’une capacité de production annuelle de 30 000 tonnes d’huile d’olive.

En comparaison, la production de la Tunisie, quatrième producteur mondial, se situe aux alentours de 150 000 tonnes. L’oléiculture est forte de 6.4 millions d’arbres s’étendant sur près de 1,68 million d’hectares (1/3 des terres agricoles).

Or, le gouvernement marocain s’est également engagé à relancer la production d’huile d’olive. Le Plan national marocain pour la production d’olives a été mis en place pour accroître rapidement la taille du marché.
A ce jour, au Maroc, quelque 500 000 hectares de terrains sont consacrés à l’exploitation d’oliviers, un chiffre que le gouvernement entend doubler d’ici à 2010. Le plan a aussi pour objectif d’améliorer la qualité de l’huile d’olive qui, dans la plupart des cas, n’est pas conforme aux standards internationaux.
En fait, les méthodes de production d’huile d’olive au Maroc sont ancestrales et elles se sont avérées inefficaces voire parfois même peu hygiéniques.

Actuellement, la plupart de la production d’huile d’olive se fait dans des pressoirs à olives traditionnels connus sous le nom de maâsras dont la plupart sont encore tirés par des chevaux. 16, 000 d’entre eux seraient encore utilisés dans les zones rurales du Maroc.

Les maâsras ne sont pas suffisamment performants pour produire de l’huile d’olive de qualité destinée à l’exportation, la plupart étant consommée par les producteurs eux-mêmes ou vendue sur les marchés locaux.

« Les maâsras sont aussi source de gâchis car après avoir pressé l’olive selon les méthodes traditionnelles il reste encore beaucoup d’huile dans la pulpe et le noyau » a déclaré Mustapha Ismail-Alaoui de l’Institut Agricole et Vétérinaire Hassan II.

Il a été estimé qu’environ 900 000 litres d’huile sont gaspillés chaque année. Le stockage et le transport sont aussi des obstacles majeurs à la croissance du secteur. Les olives récoltées restent généralement enfermées dans des boîtes ou empilées à même le sol pendant des semaines et fermentent avant même d’être traitées.
Pour éviter qu’elles ne pourrissent, les fermiers les recouvrent de gros sel mais comme elles ne sont généralement pas lavées, le sel fini par se dissoudre dans l’huile.

Selon les standards internationaux, la majeure partie de la production d’huile n’est pas propre à la consommation humaine en raison de son degré d’acidité, a déclaré Ismail-Alaoui, même si la plupart des Marocains s’y sont habitués.

Pour Phillipe Brosse, directeur-général de la Société Générale Asset Management, l’objectif principal d’Oléa Capital et du Plan national pour la production d’olives est le développement de la capacité de production pour pouvoir répondre à une demande croissante.

A terme, cette initiative permettra de mettre en place des méthodes efficaces et modernes en mesure de faire du Maroc un producteur d’huile d’olive compétitif à l’échelle internationale.

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