12 Nov

Tadla-Azilal, Maroc: la production d’olive devrait atteindre plus de 120.000t en 2007

La production d’olive devrait atteindre en 2007 plus de 120.000 tonnes dans la région de Tadla-Azilal, contre 104.000 tonnes en 2006, soit une hausse de 13%.

Par MAP,

Selon les prévisions de l’Office régional de la Mise en valeur agricole de Tadla (ORMVAT), cette quantité devrait permettre la production de 10.000 tonnes d’huile, en hausse de 17% par rapport aux 7.600 t produites en 2006.

D’un chiffre d’affaires de 560 millions de dirhams, la filière oléicole compte 1.961 unités de trituration et génère environ 2 millions journées de travail, dans 47.650 hectares d’oliviers (79% irrigués).

L’Office fait état, par ailleurs, d’une hausse de 68 pc des prix de l’huile d’olive durant les cinq dernières années, passant de 20 dirhams le litre en 2003 à 42 dirhams actuellement.

Cependant, l’Office souligne que la production reste en deçà des potentialités de la région eu égard aux nombreuses contraintes auxquelles se heurte la filière.

En matière de commercialisation, le secteur reste confronté à la spéculation, au manque de lois régissant l’opération de vente et de moyens de transport et de stockage adéquats, souligne l’ORMVAT, qui cite également la prédominance de la micropropriété, puisque la majeure partie des superficies est cultivée en bour sur des collines et en zones montagneuses.

Il cite aussi, dans ce cadre, le secteur de trituration, qui reste encore dominé par les maasras. “Causant une perte de 3 à 4 litres par quintal, ces méthodes doivent également être modernisées afin de mieux respecter les normes internationales en termes de qualité et de traçabilité”, souligne l’Office dans un rapport sur la filière.

L’ORMVAT souligne le rôle du Plan national oléicole, lancé en 1999, visant à améliorer la production et atteindre un million d’hectares d’oliviers à l’horizon 2010.
A Tadla, ce plan prévoit l’extension des superficies plantées en olivier, l’amélioration de la conduite du patrimoine oléicole existant, la mise à niveau et la modernisation des unités de transformation et de trituration, ainsi que l’organisation du secteur.

Dans ce sens, l’oléiculture a connu un développement remarquable durant les cinq dernières années. La superficie cultivée a connu une extension moyenne de 870 ha par an, passant de 43.290 ha en 2002 à 45.650 ha actuellement, outre l’introduction de nouvelles variétés et la distribution de 353.000 plants d’oliviers avec des prix subventionnés à hauteur de 80%.

La Picholine marocaine reste la variété la plus répandue dans cette région.

Appelée communément Beldi, cette variété est utilisée aussi bien pour la production de l’olive de table que pour l’extraction d’huile.

Au niveau national, la superficie réservée à cette filière dépasse 620.000 hectares (soit 6 pc de la superficie oléicole mondiale) avec une production de plus de 750.000 tonnes d’olive, de plus de 75.000 tonnes d’huile d’olive et de plus de 90.000 tonnes d’huile de table.

Cette production ne satisfait que 20 pc des besoins des Marocains, ce qui pousse le Maroc à importer annuellement environ 320.000 tonnes d’huile végétal alimentaire (2 milliards de dirhams).

La production oléicole nationale reste encore modeste en comparaison avec la production d’huile d’olive enregistrée dans certains pays voisins, comme l’Espagne (1,7 million de tonnes d’huile d’olive en 2003), Tunisie (148.000 t) et la Syrie (160.000 t).

Au Maroc, la consommation par habitant de l’huile d’olive est inférieur à 1 Kg, contre 10 Kg en Espagne, 11 Kg en Italie et 24 kg en Grèce.

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